Cindy Dolbec

Coupable de fraude envers les Serres St-Élie

Cindy Dolbec a été reconnue coupable d’une fraude de plus de 5400 $ envers les Serres St-Élie de Sherbrooke.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec l’a déclarée coupable, lundi au palais de justice de Sherbrooke, de l’accusation d’une fraude de plus de 5000 $ envers son ancien employeur en subtilisant les dépôts en argent comptant et en compensant ces sommes par d’autres transactions erronées.

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Une ex-employée des Serres Saint-Élie aurait détourné 5467 $

La fraude a été commise en 2016, alors que Cindy Dolbec était à l’emploi des Serres St-Élie.

Embauchée comme agente administrative en remplacement d’un congé parental, la femme de 35 ans a profité de l’accès aux chèques de clients de l’entreprise pour en détourner une partie à son profit.

Entre le 20 mai 2016 et le 3 juillet 2016, elle a pris de l’argent sur des chèques déposés par des clients jusqu’à un montant de 5467,31 $.

C’est en faisant des recherches pour des dépôts manquants que l’employeur a découvert le pot aux roses.

« L’ensemble de la preuve démontre que l’accusée est au centre de toutes les transactions litigieuses et surtout qu’elle est la personne qui aurait dû s’apercevoir des problèmes comptables mentionnés, soit la perte des dépôts et les chèques utilisés pour compenser », explique le juge Vanchestein.

Cindy Dolbec a été confrontée par son employeur, puis par les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke, mais a mentionné qu’elle n’avait pas le temps ni l’intérêt de répondre à leurs questions.

Dans le cadre de ses fonctions, l’accusée avait accès aux dépôts, aux consolidations bancaires de même qu’à l’émission des chèques de l’entreprise.

La femme sans antécédent judiciaire n’est plus à l’emploi des Serres St-Élie depuis la découverte de ces irrégularités dans les comptes de l’entreprise.

Le tribunal a analysé une preuve circonstancielle pour en venir à sa décision.

Lors du procès, l’accusée a témoigné n’avoir rien volé à son employeur et n’avoir aucune responsabilité dans la perte des sommes. 

« L’accusé n’a pas fourni un témoignage crédible. Celle-ci n’a passé qu’une année à cette entreprise et en parle comme si elle en avait une connaissance approfondie, contredisant ainsi plusieurs éléments amenés par les témoins qui y travaillent depuis plus de 15 ans. Elle est contredite par plusieurs témoins sur plusieurs actes administratifs pertinents à ce litige », a déterminé le juge Vanchestein.

Le juge a retenu que l’accusée n’avait pas réussi dans sa tentative de démonstration que l’entreprise n’était pas aussi rigoureuse qu’elle le prétend dans ses procédés administratifs.

« Lorsqu’elle est placée face à des faits probants, comme le fait qu’elle a effectué une conciliation bancaire du mois de juillet 2016, où l’on retrouve au moins trois transactions qui ne fonctionnaient pas, faisant en sorte que la conciliation ne pouvait balancer à zéro, l’accusée ne fournit aucune réponse valable, si ce n’est que tout balançait et qu’il n’y avait aucun problème », analyse le juge Vanchestein qui mentionne que le témoignage de l’accusée ne soulève aucun doute.

Le tribunal retient de la preuve que l’accusée était la seule responsable de l’administration des Serres St-Élie et qu’elle s’occupait des dépôts de l’entreprise. Trois de ces dépôts ont disparu.

L’avocat de la défense Me Michel Dussault et la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté fixeront les observations sur la peine le 31 janvier.