Éric Laverdière a séquestré un individu dans un logement de la rue Alexandre, entre le 1er et le 3 mars dernier.

Coupable d'avoir battu et de séquestré un individu pendant deux jours

SHERBROOKE - Un individu qui possède de nombreux antécédents judiciaires passera les 12 prochains mois derrière les barreaux pour une affaire de séquestration.

Éric Laverdière a plaidé coupable à une accusation de voies de fait causant des lésions et de séquestration où il a maintenu captif un individu pendant deux jours.

Laverdière cherchait une personne pour encaisser son chèque d'aide sociale.

L'homme qui deviendra victime dans cette affaire s'est proposé pour se rendre à la banque avec lui.

La transaction n'a cependant pas fonctionné. Après de multiples démarches, les deux hommes ont quitté l'endroit.

Laverdière a alors forcé l'autre homme à lui trouver quelqu'un pour obtenir de l'argent contre le chèque gouvernemental.

En compagnie de son cousin, Laverdière a séquestré l'homme dans un logement de la rue Alexandre entre le 1er et le 3 mars dernier.

Il a forcé le plaignant à trouver quelqu'un qui pourrait monnayer le chèque.

À genoux

« Il a maintenu l'individu à genoux pour le punir. Il lui faisait garder une pièce de monnaie en équilibre sur son nez. Il le frappait lorsque la pièce tombait », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Geneviève Crépeau.

La victime a été frappée sur un cadrage de porte. Il a aussi été forcé de faire des rénovations pendant sa captivité.

Des photos sur l'état de la victime ont été déposées au tribunal.

Laverdière a aussi reconnu avoir quitté une thérapie au cours des derniers jours.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui a imposé la peine de détention de douze mois et des conditions dans le cadre d'une probation.

La peine a été imposée à la suite d'une suggestion commune de Me Geneviève Crépeau et de l'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

Un mandat d'arrestation avait été lancé contre Éric Laverdière le 12 avril dernier pour le retrouver.