Kevin Picard

Condamné pour un homicide: Kevin Picard arrêté dans la rafle de jeudi

SHERBROOKE - L'un des accusés de l'opération policière de jeudi est l'auteur d'un meurtre commis à Asbestos en 2007. Kevin Picard achevait sa peine de douze ans de pénitencier imposée en 2010 lorsqu'il a été arrêté par l'Escouade régionale mixte Estrie (ERM-Estrie).

Il se trouvait en libération conditionnelle lorsqu'il aurait fait du trafic de cocaïne avec un agent double affecté à ce projet de l'Escouade régionale mixte Estrie.

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L'homme maintenant âgé de 33 ans a été accusé de trafic de cocaïne à Danville le 2 avril dernier.

La mine basse, Picard s'est présenté menottes aux poings devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

« Dans le cas de monsieur Picard la preuve sera remise vendredi à la défense », explique la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté.

D'autres accusations pourraient être portées contre lui.

Sa libération conditionnelle pourrait entre autres être révoquée.

Son avocate Me Mélissa Gilbert a remis le dossier à vendredi.

Homicide « d'une extrême violence »

En novembre 2010, Picard a été condamné à cette importante peine à la suite de l'homicide involontaire coupable pour lequel il a reconnu sa culpabilité à l'endroit de Pascal Fournier à Asbestos en octobre 2007.

Les événements qu'il avait reconnus avaient été qualifiés « d'une extrême violence » par le tribunal.

Au début de son procès devant jury, Picard avait reconnu sa culpabilité à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable.

C'est à la suite d'une soirée où des stupéfiants et de l'alcool ont été consommés en grande quantité que Picard s'était retrouvé chez la victime Pascal Fournier le 20 octobre 2007. À deux reprises, Pascal Fournier a fait des avances à caractère sexuel à Picard. C'est à la deuxième proposition perçue comme explicite par Picard que la situation s'est détériorée.

Picard s'était emparé d'une patte de chaise et frappé violemment la victime au visage.

Il s'était ensuite emparé d'un couteau et avait frappé la victime au cou et au thorax. C'est le coup porté à la veine jugulaire interne droite et sous-clavière droite qui a provoqué l'hémorragie importante puis la mort de Pascal Fournier.

Le tribunal avait mentionné que cette agression « brutale et sauvage » se rapprochait davantage du meurtre que de l'accident « démontrant un acharnement difficilement compréhensible ».