Louis-Karl Lambert

Condamné en décembre 2017, il attend toujours sa peine

SHERBROOKE — Près d’une année après avoir été condamné dans une affaire à caractère sexuel sur une adolescente, Louis-Karl Lambert demeure toujours en attente de se voir imposer sa peine.

En décembre 2017, Lambert a été trouvé coupable de leurre informatique d’une adolescente de moins de 16 ans dans le but de commettre une infraction à caractère sexuel, de leurre informatique d’une personne de moins de 18 ans pour exploitation sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, d’attouchements sexuels et d’agression sexuelle.

« Le dossier date d’un petit bout de temps », a expliqué au tribunal, lundi, la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Après son verdict de culpabilité, Lambert a changé d’avocat.

Il y a eu ensuite une évaluation présentenciel, dont le rapport est complété.

Lambert a entrepris un suivi avec un travailleur social. Un nouveau rapport présentenciel privé doit être déposé au dossier.

« L’expert doit écouter la déposition de la victime. Une requête de la défense pour inconstitutionnalité de la peine minimale a aussi été envoyée. Pour toutes ces raisons, les observations sur la peine ont encore une fois été reportées », a indiqué Me Saint-Pierre.

La nouvelle avocate de Lambert n’était pas présente devant le tribunal lundi. Les observations sur la peine seront fixées le 11 janvier.

Victime de 15 ans

Activement à la recherche d’une conjointe sur la page « Spotted célibataire », Lambert a repéré l’adolescente de 15 ans en octobre 2015. Deux semaines après les premières conversations sur les réseaux sociaux, l’individu de 29 ans a attiré la victime chez lui pour commettre plusieurs gestes à caractère sexuel.

Il a entretenu des conversations avec elle pendant deux semaines, malgré la différence d’âge de 14 ans qui rendait illégal le consentement sexuel de la part de l’adolescente. Le 15 novembre 2015, il a réussi à la convaincre qu’ils se rencontrent. Au lieu d’aller faire une promenade en voiture, il l’a amenée chez lui.

C’est à cet endroit qu’il l’embrasse, tente des rapprochements et contacts sur le divan avant de l’amener dans sa chambre à coucher. Il l’incite alors à des contacts sexuels et l’agresse sexuellement en la touchant à ses parties intimes.

La victime réussit ensuite à se débarrasser de son agresseur en lui assénant un coup de coude dans le ventre.