Collision avec un quadriporteur: un policier de Gatineau suspendu

Le Comité de déontologie policière suspend un agent du Service de police de la Ville de Gatineau après une collision avec une dame en quadriporteur survenue en août 2016.

L’agent Pascal St-Amour a frappé la plaignante, Giselyne Hénaire, lors d’une manoeuvre en marche arrière près de l’intersection des boulevards Saint-Joseph et Saint-Raymond dans le secteur Hull.

Le policier était affecté à la circulation, le 2 août 2016 et venait de bloquer le boulevard Saint-Raymond pour intercepter un véhicule. Mme Hénaire circulait sur le trottoir et la voiture pilotée par l’agent St-Amour l’a frappée alors que ce dernier effectuait une manœuvre pour aller s’installer dans le stationnement du centre commercial Place Cartier.

Après la collision, l’agent St-Amour a lui-même rédigé le «Rapport d’accident de véhicules routiers» et a contacté son superviseur qu’une collision s’était produit, sans mentionner que la victime était blessée.

Dans son rapport de collision, le policier écrit qu’au moment d’effectuer sa manœuvre en marche arrière, «un piéton a heurté son véhicule». Il a reconnu devant le Comité de déontologie policière qu’il n’avait pas divulgué «l’ensemble des circonstances de la collision» et donc qu’il n’avait pas fait preuve d’impartialité dans l’exercice de ses fonctions.

Le Comité de déontologie policière lui impose une suspension d’une journée de travail de 8 heures pour ne pas s’être comporté «de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction à l’égard de la santé de Mme Giselyne Hénaire», en vertu de l’article 5 du Code de déontologie des policiers du Québec.

Il reçoit aussi un blâme du Comité en vertu de l’article 6 pour ne pas avoir « agi avec désintéressement et impartialité, alors qu’il se trouvait en conflit d’intérêts ».

Dans sa décision, le Comité prend en considération l’absence d’antécédents de l’agent Pascal St-Amour durant ses 13 années d’expérience — avant l’incident —, en plus de noter qu’il « semble avoir compris le danger d’un tel comportement » et que le « risque de récidive est faible ».