Kevin Goulet est de retour derrière les barreaux pour avoir mis en place un stratagème en lien avec la location frauduleuse de chalets de luxe. Il a comparu mardi au palais de justice de Sherbrooke pour répondre à sept accusations de fraude, de vol, de fabrication et d'utilisation de faux documents à l'endroit d'un couple, en plus d'une accusation de bris de probation.

Chalets de luxe: huit accusations contre le fraudeur Kevin Goulet

Le récidiviste en matière de fraude Kevin Goulet est de retour derrière les barreaux pour avoir mis en place un stratagème en lien avec la location frauduleuse de chalets de luxe.
L'individu de 25 ans a comparu, mardi au palais de justice de Sherbrooke, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec pour répondre à sept accusations de fraude, de vol, de fabrication et d'utilisation de faux documents à l'endroit d'un couple. Une accusation de bris de probation a aussi été portée.
La procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux s'est opposée à sa remise en liberté.
L'avocat de la défense Me Guy Plourde a remis le dossier au 10 mars pour fixer l'enquête sur remise en liberté.
Goulet aurait utilisé les sites de petites annonces comme Lespac et Kijiji pour offrir des séjours à bas prix dans deux « chalets prestige » d'Orford.
Par courriel, le propriétaire du chalet prétendait ensuite envoyer son partenaire pour faire signer le contrat et récolter un acompte d'environ 200 $.
Sur place, le partenaire en question se serait fait passer pour un résident en médecine dont le père a une entreprise en construction.
Ce sont des recherches faites par l'une des victimes alléguées qui auraient mené au début de l'enquête.
Le Service de police de Sherbrooke a mis la main au collet de l'individu, mardi matin.
«L'enquête se poursuit concernant cet individu. Des dossiers concernant de nouvelles accusations pourraient être soumis au DPCP au cours des prochains jours», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.
Le signalement de Kevin Goulet avait été médiatisé ce qui a incité d'autres personnes à porter plainte.
Un homme de Sherbrooke était d'ailleurs au palais de justice de Sherbrooke pour assister à la comparution de Goulet.
«Je voulais être sur place pour le voir en personne. J'ai eu plusieurs discussions avec lui au cours des derniers jours. Même si j'avais des preuves qu'il m'avait fraudé de 350 $, il continuait à nier les faits et à me narguer. Je voulais le voir en personne et qu'il me voie. Je lui avais dit qu'on se reverrait à la Cour lorsque je le dénoncerais», explique cette victime alléguée de Goulet qui préfère ne pas être identifiée.
Ce dernier invite les personnes flouées par Goulet à porter plainte si elles ne l'ont pas fait.
«Il faut donner suite à de tels gestes afin qu'il ne recommence pas. Si on est plusieurs à porter plainte, il ne s'en sortira pas avec une sentence bonbon » estime cette victime alléguée de Kevin Goulet.
Des antécédents
En novembre 2012, Goulet avait été condamné à une peine de 22 mois de prison pour falsification de documents et utilisation de faux documents.
Du 31 mai au 18 juillet 2012, il avait trahi la confiance d'une femme dans la vingtaine, allant jusqu'à lui soutirer près de 60 000 $ au cours de cette période.
Beau parleur, Kevin Goulet sortait d'une peine de détention de huit mois pour une autre affaire de fraude lorsqu'il a fait la connaissance de la victime alléguée.
Alors âgé de 21 ans, il avait floué cette femme qu'il fréquentait. Il avait utilisé des cartes de crédit et des documents bancaires falsifiés. Il avait même imité des documents légaux émis au nom d'un notaire de la région de Saint-Hyacinthe et d'un avocat criminaliste de Sherbrooke.