Gabriel Michaud a reconnu s’être trouvé au volant du véhicule qui l’a mené à une résidence du rang 5 où il a défoncé la porte d’une résidence inconnue à la mi-mars.

Braquage de domicile avorté à Brompton : Gabriel Michaud écope 12 mois de prison

Gabriel Michaud a reconnu ses torts dans une affaire de braquage de domicile qui a avorté à la mi-mars dans l’arrondissement de Brompton.

L’homme de 25 ans a reconnu s’être trouvé au volant du véhicule qui l’a mené à une résidence du rang 5 où il a défoncé la porte d’une résidence inconnue.

Gérome Gaudet est accusé de s’être trouvé avec lui lors de ce braquage de domicile.

Au palais de justice de Sherbrooke, Gabriel Michaud a reconnu des accusations d’introduction par effraction et de bris de conditions devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

L’accusé était détenu depuis son arrestation dans cette affaire. Sa détention provisoire de près d’un mois a été déduite de la peine imposée.

Une peine de 12 mois de prison supplémentaires avec une probation de deux ans lui a été ordonnée à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et des procureures aux poursuites criminelles Me Laila Belgharras et Me Marie-Andrée Ayotte.

En plein après-midi

Michaud a défoncé la porte de la d’entrée de la maison ciblée en plein après-midi le 11 mars dernier. Lorsqu’ils se sont aperçus que quelqu’un se trouvait à l’intérieur de la maison, Michaud et vraisemblablement Gaudet ont fui les lieux.

La résidante du 5e rang a contacté les policiers et leur a dit que les suspects s’étaient enfuis à bord d’une camionnette bourgogne dont la plaque d’immatriculation était cachée.

Les policiers ont trouvé un véhicule correspondant à cette description peu après le signalement. La fourgonnette accidentée avait fait une sortie de route et était à l’envers, sur l’accotement du rang 6.

Les suspects s’étaient servis de leur téléphone cellulaire pour contacter le remorqueur. C’est l’appât du gain qui avait mené le duo chez cette résidence de l’arrondissement de Brompton qu’ils ne connaissaient pas.

Gaudet a reporté son dossier au 11 avril.

Si ce dossier demeure devant les tribunaux, Gaudet récemment a reconnu des dossiers antérieurs.
Il est en attente de sa peine dans une affaire de menaces armées dans un cadre conjugal.

Claude-Paul Pinel veut aller en thérapie

Accusé d’une soixantaine de dossiers de vol, Claude-Paul Pinel souhaite régler ses problèmes de consommation de stupéfiants.

Pinel serait un acteur majeur dans les vols par effraction commis à Sherbrooke au cours des derniers mois. Il doit aussi répondre d’accusations en lien avec la possession de stupéfiants.

L’individu de 52 ans revenait, jeudi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke pour son enquête sur remise en liberté.

Son avocat Me Jean-Marc Bénard a cependant dû reporter le dossier en raison du refus d’une maison de thérapie d’accueillir Pinel.

« Après analyse de la demande d’admission, la maison de thérapie a déterminé qu’elle n’était pas en mesure d’accueillir mon client. Elle n’est pas équipée relativement à sa situation. Il a été référé à une autre maison de thérapie », a expliqué au tribunal Me Bénard.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté a mentionné qu’elle était prête à procéder. L’enquêteure du Service de police de Sherbrooke avait même été assignée.

« Un jour ou l’autre, l’accusé devra statuer relativement à sa situation », a souligné Me Baril-Côté.

Claude-Paul Pinel aurait fait plusieurs victimes à Sherbrooke, Granby et Cowansville.

Il doit aussi répondre à des accusations de possession de cannabis et de cocaïne le 21 février dernier, soit lors de la perquisition faite lors de son arrestation pour la série d’introductions par effraction dont il est accusé ainsi que de bris de probation.

Pinel possède de multiples antécédents judiciaires. Il a déjà été condamné à des peines de pénitencier en 2011 et 2012 pour des infractions semblables.

C’est une enquête intensive de près de cinq mois qui a permis au Service de police de Sherbrooke de résoudre près de 160 dossiers d’introduction par effraction sur son territoire, mais également un peu partout en Estrie, et de procéder à l’arrestation de 29 personnes.