Les événements avortés s'étaient produits le 11 mars dernier sur le rang 5 dans l’arrondissement de Brompton.

Braquage de domicile à Brompton: 20 mois de prison pour Gaudet-Grégoire

Gérôme Gaudet-Grégoire poursuivra son séjour en prison pour les 20 prochains mois.

L’individu de 25 ans a reconnu son implication, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, dans une affaire de braquage de domicile en reconnaissant une introduction par effraction du  11 mars dernier sur le rang 5 dans l’arrondissement de Brompton.

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Gaudet-Grégoire a reconnu s’être trouvé dans le véhicule de Gabriel Michaud et d’avoir été présent lorsque la porte d’une résidence a été défoncée avec une barre de fer pour voler de l’argent et des bijoux.
« Le degré de culpabilité moral n’est pas si différent que ça pour celui qui a la barre de fer ou celui qui est avec lui », a mentionné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.
Lorsqu’ils se sont aperçus que quelqu’un se trouvait à l’intérieur de la maison, Michaud et Gaudet-Grégoire ont fui les lieux.
Gaudet-Grégoire n’avait pas la barre de fer, mais il était présent sur les lieux.
« Je me suis embarqué dans quelque chose que je savais pas. Je regrette mes gestes », a exprimé Gérôme Gaudet-Grégoire.
La juge Desgens a souligné que l’accusé faisait face aux conséquences de ses gestes.
« Je ne peux passer sous silence la gravité importante du crime que vous avez commis. Dans votre cas, vous vous êtes plus qu’enfargé. On parle d’un crime grave et sérieux. On peut comprendre qu’une personne assise dans son salon dans l’endroit le plus en sécurité qu’une personne puisse être et que deux hommes cognent avec une barre de fer, c’est effroyable. Vous êtes près d’une peine de pénitencier. Avec des crimes de cette nature si vous revenez ici, vous allez vous y retrouver », a ajouté la juge Desgens.
L’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert a plaidé que Gaudet-Grégoire comprenait qu’il avait fait de très mauvais choix au cours des dernières semaines.
« Il en assume les conséquences. Il veut poursuivre ses démarches pour reprendre une vie normale. Il en a assez de tout ça. Mon client n’était pas l’instigateur, mais il a été pris sur le fait », a indiqué Me Gilbert.


« La victime dans cette affaire a eu très peur. Elle n’a plus de quiétude. »
Me Laïla Belgharras

C’est lors d’une permission de sortie alors qu’il était en thérapie que Gaudet-Grégoire qu’il a commis les gestes.
La résidante du 5e rang a contacté les policiers et leur a dit que les suspects s’étaient enfuis à bord d’une camionnette bourgogne dont la plaque d’immatriculation était cachée.
« La victime dans cette affaire a eu très peur. Elle n’a plus de quiétude. Elle ne se sent plus en sécurité chez elle. Elle a mis des caméras et un système d’alarme », a spécifié la procureure aux poursuites criminelles, Me Laïla Belgharras.
Les policiers ont trouvé un véhicule correspondant à cette description peu après le signalement. La fourgonnette accidentée avait fait une sortie de route et était à l’envers, sur l’accotement du rang 6.
Les suspects s’étaient servis de leur téléphone cellulaire pour contacter le remorqueur. C’est l’appât du gain qui avait mené le duo chez cette résidence de l’arrondissement de Brompton qu’ils ne connaissaient pas.
Gérôme Gaude-Grégoiret avait récemment reconnu des dossiers antérieurs dans une affaire de menaces armées dans un cadre conjugal.
Gaudet possède de nombreux antécédents judiciaires dont certains en semblable matière.
La juge Desgens a aussi imposé une probation de trois ans à l’accusé.