Accusé dans une affaire de braquage de domicile sur la rue McManamy, Christopher Ouellet, demande d’être confié à une maison de thérapie.

Braquage de domicile : Christopher Ouellet veut aller en thérapie

Accusé dans une affaire de braquage de domicile sur la rue McManamy, Christopher Ouellet, demande d’être confié à une maison de thérapie.

L’individu de 18 ans, subissait mercredi, son enquête sur remise en liberté devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

En plus du vol en utilisant une arme à feu, Christopher Ouellet est accusé en compagnie d’Alexis Roy, Mark-Olivier April-Angelini et de deux adolescents de vol qualifié en utilisant un couteau, de séquestration, d’introduction par effraction dans l’intention de commettre un acte criminel, de port de déguisement ainsi que de recel de biens volés.

Les trois jeunes adultes de 18 et 19 ans risquent d’ailleurs de se retrouver en prison pour un minimum de quatre ans si l’accusation de vol qualifié en utilisant une arme est prouvée contre eux.

Dans cette aventure commune, l’individu de 18 ans n’était pas le conducteur ni l’initiateur et il n’avait pas l’arme ni le couteau. Il a contribué au crime en ramassant des objets dans le logement.

Christopher Ouellet présente des problèmes de toxicomanie notamment avec une consommation régulière de cannabis depuis l’âge de 15 ans et une consommation régulière de speed depuis deux ans. L’individu de 18 ans a même fait une surdose de Fantanyl en janvier dernier.

« J’ai dit à mes parents que je voulais aller en thérapie. Je me dis que cette thérapie est le meilleur espoir que je peux avoir. En prison, je ne pourrais pas travailler sur moi-même. Je vais sûrement faire du temps, mais si je peux faire un cheminement avant, ce ne sera pas du temps perdu. J’aime mieux recevoir de l’aide que passer du temps en prison », a expliqué Ouellet lors de son enquête sur remise en liberté.


«  Mon vrai problème est mon influençabilité. Je ne prends pas toujours des bonnes décisions pour moi.  »
Christopher Ouellet

Invité à préciser ses « vrais » problèmes outre sa consommation par la juge Desgens, Christopher Ouellet a précisé sa pensée.

« Mon vrai problème est mon influençabilité. Je ne prends pas toujours des bonnes décisions pour moi. Je dois changer mon réseau. Je veux être moins influençable et me donner des buts dans la vie avec des personnes qui veulent réussir. Je veux changer », a clamé Ouellet devant le tribunal.

La juge a demandé à l’accusé de la rassurer sur son intention profonde pour être remis en liberté.

« La liberté pour l’Homme commence par régler ses problèmes pour être capable de fonctionner en société. Ce n’est pas la liberté de faire les mauvais choix. Est-ce que vous êtes en train de me dire ce que je veux entendre pour que je vous remette en liberté? », a confronté la juge Desgens.

« D’emblée j’aurais tendance à vous donner cette chance-là. Mais il y a beaucoup d’éléments qui me préoccupent. Est-ce que je remplis le mandat de protéger la société? », ajoute la juge Desgens.

L’avocate de la défense Me Stéphanie Côté a plaidé que son client peut être confié à une maison de thérapie, alors que la procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry garde des réserves quant à la remise en liberté de Ouellet.

La juge Desgens rendra son verdict vendredi relativement à la requête de Ouellet d’être remis en liberté dans une maison de thérapie.

Lors de leurs déclarations aux policiers à la suite de leur arrestation, les cinq accusés ont affirmé que c’était pour se payer de l’essence pour se promener en voiture qu’ils avaient effectué ce braquage de domicile à Sherbrooke le 9 février dernier.

Quatre suspects ont enfilé des cagoules et des bandeaux pour se camoufler le visage. Mark-Olivier April-Angelini avait vraisemblablement une arme à air comprimé dans les mains, alors que l’un des adolescents avait un couteau pour voler une console de jeu ainsi que des jeux vidéos dans l’objectif de les revendre à des prêteurs sur gages.

La semaine dernière, Mark-Olivier April-Angelini a renoncé à son enquête sur remise en liberté. Le conducteur du véhicule qui a servi au crime allégué, Alexis Roy, a été remis en liberté. Plusieurs conditions restrictives lui avaient été émises.

Un des deux adolescents impliqués dans cette affaire reste détenu, alors que l’autre a été remis en liberté sous conditions.