Bombe au chlore: deux accusés dirigés vers les mesures de rechange

SHERBROOKE - Deux des trois hommes accusés d'avoir déposé une bombe au chlore qui a explosé dans la boîte aux lettres d'un citoyen de Sherbrooke en août dernier pourraient profiter du programme de mesures de rechanges générales (PMRG) de la Cour du Québec.

L'un des jeunes hommes accusés était de retour devant le tribunal, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

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Étant donné que l'accusé se trouve présentement en France pour ses études, son avocat Me Benoit Gagnon de l'aide juridique a reporté le dossier au 1er février 2019.

Le chef d'accusation porté par acte criminel de possession de substance explosive a été réduit en accusation sommaire de « possession de substance volatile malfaisante ».

L'individu de 20 ans doit d'abord se qualifier au PMRG en reconnaissant les torts causés lors d'une évaluation avec un agent de probation.

Par la suite, c'est l'organisme Équijustice qui se chargera des mesures à appliquer qui peuvent aller d'une lettre d'excuses en passant par des mesures de remboursements ou des travaux bénévoles.

Ce n'est qu'à la fin de ce processus que les accusations peuvent être rejetées par le ministère public.

Dans ce dossier, la bombe au chlore a été déposée dans une boîte aux lettres résidentielle sur la rue Pasteur à Sherbrooke le 2 août dernier.

Tôt dans l'enquête, le Service de police de Sherbrooke a déterminé qu'une mauvaise blague faite par trois jeunes adultes expliquait les gestes.

Les accusés ne possèdent aucun antécédent judiciaire et ne sont pas connus des corps policiers.

Celui qui a déposé la bombe au chlore reviendra devant le tribunal le 11 décembre prochain.

C'est le seul qui devrait avoir à régler son dossier devant le tribunal, mais une absolution pourrait être demandée dans son dossier.

Ce sont les images enregistrées par la caméra de surveillance du résidant et publiées sur les réseaux sociaux qui ont permis de retrouver les suspects. La caméra de surveillance avait été installée à la suite d'un premier événement semblable survenu l'année dernière.

En plus de la bombe dans la boîte aux lettres, une deuxième a été lancée près de l'arbre du terrain à l'avant de la maison. Ce sont donc deux forts bruits qui ont réveillé la famille de la résidence visée.

Après l'explosion du dispositif, les policiers et les pompiers se sont rendus sur place. Il y avait eu projection de chlore sur la maison et dans l'entrée. Personne n'avait été blessé.