Bianka Lizotte aurait volé plus de 30 000 $ à son ancien employeur, l’Accommodation Pie X, propriété de Éric Murray.

Bianka Lizotte à nouveau arrêtée

Déjà impliquée dans une affaire de cruauté envers les animaux, Bianka Lizotte a de nouveau été arrêtée jeudi pour fraude et vol présumés dans un dépanneur de Magog pour lequel elle a travaillé.

Selon les informations transmises par la Régie de police Memphrémagog, Mme Lizotte aurait volé plus de 30 000 $ à son ancien employeur, l’Accommodation Pie X, au cours de l’année 2017. La femme de 20 ans, qui habite à Ayer’s Cliff, travaillait à titre de commis à l’Accommodation Pie X au moment des faits.

La jeune femme a été à l’emploi de ce dépanneur pendant environ neuf mois en 2017 et ce serait durant cette période qu’elle aurait perpétré les gestes reprochés.

« Elle a volé principalement de l’argent dans la caisse, des denrées comme des chips et de la bière, ainsi que des billets de loto gagnants dont elle encaissait les prix », rapporte Sylvain Guay, porte-parole de la Régie de police Memphrémagog.

Le stratagème qu’elle employait était relativement simple, s’il faut en croire M. Guay. « Lorsqu’un client achetait des produits, elle notait l’achat avec la caisse enregistreuse. Puis, après le départ du client, elle enregistrait le retour des marchandises et mettait l’argent dans ses poches. »

Il aura fallu plusieurs mois au propriétaire du dépanneur, Éric Murray, pour s’apercevoir des vols. Aucun montant d’argent n’a été récupéré dans le cadre de l’enquête policière.

Au palais de justice de Sherbrooke vendredi, Bianka Lizotte a été accusée de vol et de fraude supérieurs à 5000 $.

Aucun soupçon

Vendredi, Éric Murray ne cachait pas sa grande déception. Il avoue n’avoir jamais suspecté que Bianka Lizotte puisse commettre un vol ou une fraude à son endroit.

« Nous avons dû dérouler de longs rouleaux de caisse pour voir ce qui se passait. Je n’aurais pas cru ça possible de sa part. Elle était aimée des clients même si elle avait d’autres difficultés dans cadre de son travail. En plus, elle avait travaillé au dépanneur il y a quelques années. Je pensais la connaître », explique M. Murray.

Le personnel du dépanneur aurait épluché des rouleaux de caisse durant de nombreuses heures pour retracer toutes les transactions suspectes effectuées par Bianka Lizotte. Certaines fois, de tout petits montants auraient été retirés alors que, à d’autres moments, il s’agirait de sommes nettement plus importantes.

« Cette histoire m’a coûté très cher parce qu’il a fallu que je liquide mes REÉR, vende mon ski-doo et emprunte sur ma marge de crédit. J’avais l’impression que mon commerce avait de grosses difficultés financières et ça me donnait la nausée lorsque je rentrais au travail. J’ai vécu des mois difficiles à cause de tout ça », reconnaît Éric Murray.

Le 30 avril

Rappelons que Bianca Lizotte et William Heath sont également accusés de cruauté envers les animaux, soit d’avoir négligé de fournir des aliments et des soins convenables et suffisants à des animaux dont ils étaient propriétaires entre le 18 décembre 2017 et le 21 février 2018.

Les deux chiens du couple avaient été retrouvés morts dans un congélateur de la résidence de la rue Stanley qui avait été lourdement endommagée par la présence des animaux laissés pratiquement à eux-mêmes pendant quelques semaines.

Deux autres chiens avaient été récupérés par un éleveur qui avait fait la vente. Quatre autres avaient été recueillis au lendemain de la médiatisation de l’affaire.

Le couple doit revenir devant le tribunal le 30 avril prochain dans cette affaire. Avec René-Charles Quirion