Une ordonnance de non-publication empêche de divulguer le nom de l’accusé notamment pour protéger l’identité d’un témoin dans cette affaire, en l’occurrence la mère de l’enfant.

Bébé secoué: un expert médical analysera la preuve

Un expert analysera la cause du père qui aurait secoué à mort son enfant dans l’arrondissement de Brompton en février 2018.

L’homme accusé d’homicide involontaire coupable était de retour, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Une ordonnance de non-publication empêche de divulguer le nom de l’accusé notamment pour protéger l’identité d’un témoin dans cette affaire, en l’occurrence la mère de l’enfant.

Le rapport d’autopsie a été transmis à la défense à l’automne 2018.

« Un expert a accepté d’analyser la preuve. Il demande six à huit semaines pour analyser le dossier », explique l’avocate de la défense Me Jessyca Duval de 

l’aide juridique.

Elle a demandé de reporter le dossier au 16 mai pour fixer le procès.

« La preuve est toute déposée. Nous sommes prêts à procéder », a mentionné la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Le père avait d’abord été accusé de voies de fait graves. L’accusation d’homicide involontaire coupable a été portée à la suite du décès de l’enfant le 26 février 2018.

La poursuite ne s’était pas opposée à cette remise en liberté.

De sévères conditions de remise en liberté avaient été imposées lors de la remise en liberté de l’homme à la suite de l’accusation de voies de fait graves d’abord déposée.

Ces mêmes conditions ont été maintenues à la suite de dépôt de l’accusation d’homicide involontaire coupable.

L’accusé ne peut communiquer avec la mère de l’enfant ainsi que sa famille immédiate. Il ne pourra se trouver seul en présence de mineurs et devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h.

Le bureau du coroner a reçu le mandat d’étudier le dossier.

C’est un signalement fait par les autorités médicales qui a mené à une enquête du Service de police de Sherbrooke, puis au dépôt des accusations.

Une perquisition avait eu lieu au domicile de l’accusé dans l’arrondissement de Brompton. Plusieurs témoins avaient été interrogés par les policiers de l’escouade des enquêtes criminelles du Service de police de Sherbrooke, dont des membres de la famille du jeune père, qui n’était pas connu des services policiers.

Tout indique que la mère du poupon n’a rien eu à voir avec le tragique événement.

Le bambin présentait des séquelles « très graves ». Des hématomes au cerveau ont été trouvés.