Un rapport d’autopsie est attendu pour que le dossier du père de 19 ans accusé d’avoir secoué à mort son bébé puisse progresser devant le tribunal.

Bébé secoué à mort : un rapport d’autopsie ferait avancer le dossier

Un rapport d’autopsie est attendu pour que le dossier du père de 19 ans accusé d’avoir secoué à mort son bébé puisse progresser devant le tribunal.

L’individu accusé d’homicide involontaire coupable était de retour, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

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La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a indiqué avoir eu des discussions avec le pathologiste dans le dossier.

L’avocate de la défense Me Jessyca Duval de l’aide juridique attend d’analyser toute la preuve avant de faire avancer le dossier, qui a été reporté au 2 août.

Une ordonnance de non-publication empêche de divulguer le nom de l’accusé notamment pour protéger l’identité de la mère de l’enfant.

Le père avait d’abord été accusé de voies de fait graves. L’accusation d’homicide involontaire coupable a été portée à la suite du décès de l’enfant le 26 février.

De sévères conditions avaient été imposées lors de la remise en liberté de l’individu à la suite de l’accusation de voies de fait graves.

Ces mêmes conditions ont été maintenues à la suite de dépôt de l’accusation d’homicide involontaire coupable.

L’accusé ne peut communiquer avec la mère de l’enfant ainsi ni avec sa famille immédiate. Il ne pourra se trouver seul en présence de mineurs et devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h.

Me Joanny Saint-Pierre

Le bureau du coroner a reçu le mandat d’étudier le dossier.

C’est un signalement fait par les autorités médicales qui a mené à une enquête du Service de police de Sherbrooke, puis au dépôt des accusations.

Une perquisition avait eu lieu au domicile de l’accusé dans l’arrondissement de Brompton. Plusieurs témoins avaient été interrogés par les policiers de l’escouade des enquêtes criminelles du Service de police de Sherbrooke, dont des membres de la famille du jeune père, qui n’était pas connu des services policiers.

Tout indique que la mère du poupon n’a rien eu à voir avec le tragique événement.

Me Jessyca Duval