Pascal Jolin
Pascal Jolin

Bébé secoué à mort : rien d’anormal le soir des événements pour le grand-père

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le grand-père paternel de l’enfant secoué à mort en février 2018 a passé la soirée en compagnie du père Alexandre Roux qui est accusé d’homicide involontaire coupable sans constater de gestes anormaux autres le fait que l’enfant pleurait beaucoup.

Le soir des évènements du 26 février 2018, Pascal Jolin se souvient avoir passé la soirée avec le père de l’enfant pendant que la mère et la grand-mère étaient parties à la piscine.

Le grand-père paternel a témoigné, mardi, que le couple restait dans le logement situé en face de chez lui sur la rue Saint-Lambert dans l’arrondissement de Brompton.

Pascal Jolin jouait au jeu vidéo « Call of duty » version zombie pendant que Alexandre Roux donnait un biberon à son bébé Liam qui pleurait.

« Le bébé chignait encore. Alexandre est retourné chercher un autre biberon dans son logement avec le bébé. Il est revenu chez moi cinq minutes plus tard. Il a placé le bébé de côté avec un bras dans le vide. Il essayait de lui donner un autre biberon. Ça ne fonctionnait pas. Le bébé était plein », signale Pascal Jolin.

Il estime à une quinzaine de minutes le temps que l’accusé a passé a essayer diverses positions avec son enfant.

« Il est venu me voir. Il m’a demandé si le bébé avait l’air normal. Il semblait normal. Il l’a mis dans la chaise berçante pour essayer de le calmer. Ça n’a pas fonctionné. Il l’a placé dans le parc, mais ça n’a pas fonctionné non plus. Il a essayé diverses positions qui ne fonctionnaient pas », explique Pascal Jolin.

C’est au retour d’une sortie avec sa mère que la mère de l’enfant s’est rendu compte que son enfant n’allait pas bien.

Il explique que la grand-mère est arrivée et elle s’est rendu compte qu’il ne respirait pas bien.

« J’ai vu le bébé dans ma chambre et je me suis rendu compte que ça n’allait pas bien », affirme Pascal Jolin.

Les avocates de la défense Me Caroline St-André et Me Jessyca Duval de l’aide juridique

La sergente-détective du Service de police de Sherbrooke, Sophie Breton, explique que le père, la mère de même que les grands-parents de la petite victime ont été rencontrés.

« On avait l’information que le père avait l’opportunité exclusive et qu’il se trouvait chez lui », explique la sergente détective du SPS.

Alexandre Roux avait d’abord été accusé de voies de fait graves. C’est un signalement fait par les autorités médicales qui a mené à une enquête du Service de police de Sherbrooke, puis au dépôt des accusations.

Une perquisition avait eu lieu au domicile de l’accusé dans l’arrondissement de Brompton.

Le cellulaire de la mère et de la grand-mère ont été saisis.

« Leur niveau de collaboration était entier. On avait comme information que le bébé allait bien lorsque la mère et la grand-mère sont parties à la piscine », a expliqué Sophie Breton.

Le cellulaire de l’accusé a aussi été saisi de même que le pyjama de l’enfant ainsi que les cellulaires

C’est dans la nuit du 7 mars 2018 que l’enfant est décédé à la suite des blessures subies.

Une autopsie a été pratiquée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.

Les accusations contre Alexandre Roux ont alors été modifiées pour l’homicide involontaire coupable de son enfant.

La procureure aux poursuites criminelles, Me laïla Belgharras