Une dizaine d'enquêteurs ont ratissé la scène de crime survenu au 39 rue de l'Aqueduc à Victoriaville.

Battue à mort à Victoriaville

Judith Elemond Plante, 22 ans, a été battue à mort à l'intérieur de son appartement du 39 rue de l'Aqueduc à Victoriaville, tôt mercredi matin.
<p>Judith Elemond Plante</p>
Ce sont des voisins qui ont communiqué avec les services d'urgence après avoir entendu du bruit et des cris de femme. « Ça a l'air d'avoir brassé, j'ai entendu du bruit, comme si des gens se battaient. J'ai entendu une femme crier, puis, un peu plus tard, trois autos de police sont arrivées rapidement. Les policiers ont ensuite bouclé le périmètre », raconte un témoin rencontré par La Tribune.
Les policiers de la Sûreté du Québec se sont présentés sur les lieux vers 5 h. Une fois à l'intérieur de l'appartement, ils ont découvert la femme grièvement blessée. Son décès a été constaté au cours des heures qui ont suivi.
Une dizaine d'enquêteurs du Service d'identité judiciaire ont investi la scène de crime afin de faire la lumière sur les circonstances du drame.
Le coroner Yvon Garneau a ordonné à ce que le corps de la victime soit acheminé au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal pour examen externe et autopsie à faire par un médecin pathologiste.
Un homme arrêté
En fin d'après-midi, la porte-parole de la Sûreté du Québec Aurélie Guindon a confirmé que les policiers avaient arrêté un homme dans la région de Trois-Rivières. Il semble qu'ils aient recueilli des éléments de preuve leur permettant de le relier au décès de la jeune femme. Les enquêteurs l'ont interrogé et il pourrait comparaître jeudi au palais de justice de Victoriaville.
Selon ce qu'il a été permis d'apprendre, Judith Elemond Plante aurait fait la rencontre de son agresseur par l'entremise d'un site de rencontre. Les sources officielles de la SQ et du coroner n'ont pas été en mesure de donner quelque information sur les circonstances du drame.
La femme laisse notamment dans le deuil une petite fille prénommée Ophélie qui venait à peine de souligner son premier anniversaire, peut-on apprendre via Facebook. Cette dernière se trouvait sur les lieux lorsque le crime a été perpétré, mais n'a pas été blessée. Contacté par La Tribune, le père de la victime, Dave Blondeau, a préféré n'émettre aucun commentaire. Ce dernier était visiblement bouleversé par la situation.
Il s'agit du premier homicide à survenir sur le territoire de Victoriaville en près de six ans. En août 2010, Patrick Lavoie et Vanessa Tremblay avaient séquestré, tué, puis démembré un homme dans un appartement de la rue Saint-Jean-Baptiste.