Marcel Bolduc

Bainbridge réclamera une libération totale en mai

Jean-Paul Bainbridge ne lâche pas prise. Cette fois, il réclamera une libération totale devant la Commission des Libérations conditionnelles Canada (CLCC).

L’homme de 48 ans qui purge une peine de prison à vie pour le meurtre sordide d’Isabelle Bolduc commis à Fleurimont en 1996, se représentera devant les commissaires en mai prochain, avertit Marcel Bolduc, le père de la défunte jeune femme.

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Le 26 octobre dernier, Bainbridge s’est vu refuser, pour une deuxième fois, une permission de sortie avec escorte du pénitencier à sécurité minimum où il est détenu à Laval. Les commissaires Jacques Bouchard et Jacques Lapommeraie de la CLCC estimaient que le délinquant doit continuer à chercher une explication sur les raisons qui l’ont poussé à passer aux actes en compagnie de Marcel Blanchette et Guy Labonté le 29 juin 1996 lorsqu’ils ont enlevé, séquestré, agressé sexuellement, puis tué Isabelle Bolduc.

Venant tout juste de se voir refuser pour la deuxième fois des permissions de sorties avec escorte, Jean-Paul Bainbridge sera de nouveau devant la CLCC (Commission des Libérations Conditionnelles Canada) au mois de mai 2019 et cette fois-ci, pour sa «libération totale».

Cette procédure de demande de libération sans restriction est prévue dans la Loi, ajoute M. Bolduc. «Déjà, Bainbridge avait renoncé à celle-ci en 2016 et il pourrait y renoncer à nouveau. Il a jusqu’au matin de l’audience pour le faire. Il est difficile, voir impossible, de connaître sa décision à moment-ci», soutient-il. 

«Encore une fois, nous devons nous préparer en conséquence et rédiger une nouvelle déclaration qui devra inclure une description des conditions que nous souhaiterions lui voir imposées au cas où la CLCC lui accorde cette libération, mais surtout nos arguments pour convaincre la CLCC de ne pas lui accorder ce genre de libération!»

La date exacte de l’audience sera connue plus tard en début 2019, ajoute M. Bolduc, qui suit religieusement le dossier.

«Étant donné les deux refus, nous serions étonnés qu’on lui accorde un type de libération aussi large, mais nous n’avons aucun contrôle autre que d’essayer de convaincre la CLCC que cet individu n’est absolument pas prêt à retourner en communauté tel qu’en font foi les deux précédentes décisions de cette dernière», dit-il.

«Cela pourrait s’avérer une grave erreur de remettre cet individu en liberté alors que jusqu’à ce jour il a reconnu son crime à l’aide de formules apprises par cœur sous l’influence de son avocate et de son agente de libération conditionnelle, et cela, sans témoigner de véritables remords.»

Les procédures de ce genre vont se multiplier dans les années à venir, car après celles Bainbridge,  il y aura Marcel Blanchette qui se présentera devant la CLCC, ajoute Marcel Bolduc.

Il n’a pas été posible d’obtenir la confirmation de la demande de Bainbridge auprès de la CLCC.