Justin Lefebvre, 8 ans, avait été retrouvé inanimé dans une piscine résidentielle lors d'une fête d'enfants à laquelle il participait samedi.

Baignade tragique: «Notre fils savait nager et était très prudent»

Le décès de l'enfant de 8 ans qui a été sorti inanimé d'une piscine de la rue Beckett à Sherbrooke a été confirmé.
Le Service de police de Sherbrooke a confirmé que Justin Lefebvre n'avait pas survécu aux événements survenus samedi avant-midi.
« À la suite de l'enquête menée par notre service, nous sommes en mesure de confirmer qu'aucune accusation de négligence criminelle ne sera déposée. Les faits démontrent qu'il s'agirait d'un triste accident. Le bureau du coroner a reçu le mandat d'étudier le dossier », explique le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme.
Le garçon avait été retrouvé inanimé dans une piscine résidentielle lors d'une fête d'enfants à laquelle il participait.
L'enfant a été transporté aux soins intensifs au CHUS, mais il n'a pas survécu.
« Nous avons accepté sans hésitation le don de ses organes. Sa carte était signée depuis sa naissance. Justin était grand, fort, plein de vie et en pleine santé. Sa mission est maintenant de perpétuer tout ça en aidant tous ceux qu'il pourra sauver avec le don d'organes », ont exprimé ses parents à La Tribune par message électronique.
Surveillance constante
L'enfant a été retrouvé inanimé alors que d'autres enfants étaient aussi présents dans la piscine. Des adultes étaient présents sur place.
Les parents de la jeune victime tiennent à préciser que cette surveillance était constante et qu'il n'y avait pas un nombre d'enfants excessif dans la piscine.
« Notre fils savait nager. Il était très prudent. Il ne s'est pas noyé. Il a sans doute eu un malaise ou une perte de connaissance sous l'eau, ce qui l'a empêché de remonter à la surface. Nous aurons ces réponses que dans plusieurs mois. Le temps qu'un adulte le remonte, 5-10 secondes au maximum, ce fut trop tard... il n'y a aucune personne à blâmer dans ce cas. Tous ont été d'une aide et d'un support exemplaires », soutiennent les parents de l'enfant dans le message communiqué aux médias. Ils ne feront aucun autre commentaire à la suite de ces tristes événements
« Immense peine »
L'école primaire Vision de Sherbrooke, que fréquentait le garçon de 8 ans, a assuré un suivi auprès des camarades de classe.
« C'est avec une immense peine que nous avons appris le décès de Justin Lefebvre, un ami de la classe de deuxième année. Une rencontre avec notre équipe-école très tôt ce matin (lundi) nous a permis de transmettre cette triste nouvelle aux membres de notre personnel. Les enseignants et la direction ont pris soin d'expliquer la situation aux élèves des différentes classes », a expliqué la direction de l'école Vision par une lettre adressée aux parents.
La direction se dit de tout coeur avec la famille Lefebvre et les autres familles touchées de près.
Une psychoéducatrice et une travailleuse sociale demeurent disponibles pour répondre aux besoins des élèves qui en ressentent le besoin.
Sur les réseaux sociaux, les messages de sympathie envers les parents de l'enfant se sont multipliés au fil de la journée de lundi.
La prévention passe par l'éducation
Il faut miser sur l'éducation pour éviter d'assister à une multiplication des noyades dans la province, selon le directeur général de la Société de sauvetage au Québec, Raynald Hawkins.
M. Hawkins soutient que les parents se doivent de sensibiliser leurs enfants aux risques associés à la baignade dès qu'ils sont en mesure de comprendre le message. Il affirme qu'ensuite, il suffit d'envoyer un signal fort simple aux tout-petits.
D'après lui, il faut alors dresser un parallèle entre les sécurités routière et nautique.
Raynald Hawkins souligne que les bambins apprennent très tôt qu'ils ne peuvent traverser la rue s'ils ne sont pas accompagnés d'un adulte. Il reste maintenant à leur expliquer que pour aller se baigner, ils ont également besoin de supervision. M. Hawkins précise qu'il doit s'agir d'une surveillance étroite et attentive.
À son avis, il est indispensable de pouvoir compter sur « un adulte désigné qui aura la responsabilité d'agir comme les sauveteurs se trouvant aux abords des plages publiques et des parcs aquatiques ».
Raynald Hawkins ajoute que tout propriétaire d'une piscine résidentielle a également une responsabilité à l'égard des enfants.
« Il doit la rendre inaccessible lorsqu'il est absent », résume-t-il.
Depuis vendredi, trois mineurs ont été retrouvés inertes dans l'eau au Québec dans les régions de l'Outaouais, de l'Estrie et de la Montérégie.
Avec La Presse Canadienne