Des vidéos montrant des bagarres entre des élèves de l’école la plus populeuse de Granby ont récemment été publiées sur Instagram.

Bagarres diffusées sur Internet: l’école de la Haute-Ville reste aux aguets

L’école secondaire de la Haute-Ville n’est pas plus turbulente que d’autres, assure la direction de l’établissement de la rue Lansdowne.

Des vidéos montrant des bagarres entre élèves ont récemment été publiées sur le site de partage Instagram, incitant les responsables de l’école la plus populeuse de Granby à les signaler pour les faire retirer.

Plus rien n’apparaît depuis une semaine, mais la vigilance reste de mise parce que « ça fait mal à la réputation de l’école », reconnaît la directrice Natacha Bouchard.

« Surtout si c’est fait sans l’autorisation des jeunes ou si c’est pas vrai. » Car la direction de Haute-Ville soupçonne certaines vidéos d’avoir été mises en scène. D’autres, toutefois, semblent véridiques, bien qu’elles dateraient de plusieurs mois.

Le ou les responsables n’ont pas été épinglés, mais la direction a rencontré les élèves pour leur rappeler d’éviter ce type de publication.

« Et quand ça arrive, on intervient rapidement, dit Mme Bouchard. L’école de la Haute-Ville n’est pas plus turbulente que d’autres. »

«Quand ça arrive, on intervient rapidement», dit la directrice Natacha Bouchard, précisant que «l’école de la Haute-Ville n’est pas plus turbulente que d’autres».

Sensibilisation

À ceux qui allégueraient un manque de surveillance, la direction souligne que des rondes sont effectuées fréquemment et que les situations problématiques sont « prises en charge rapidement ». Quant aux témoins de bagarres, ils sont invités à les signaler à un surveillant.

Comme plusieurs écoles, Haute-Ville prend les problèmes d’intimidation et de harcèlement au sérieux : des activités de sensibilisation ont lieu en début d’année et des intervenants font ensuite la tournée des classes pour parler d’utilisation appropriée des réseaux sociaux.

Une adresse Internet anonyme permet aussi de demander conseil ou de dénoncer les gestes répréhensibles.

« Les réseaux sociaux font partie de notre réalité », dit Alexandra Langlois, coordonnatrice aux communications à la commission scolaire du Val-des-Cerfs. « C’est plus complexe qu’avant », ajoute Natacha Bouchard, qui estime que les parents ont aussi un rôle à jouer en gardant un oeil sur ce que leurs enfants consultent et publient.

De façon générale, ceux-ci respectent les règles à l’école, dit la directrice. « Ils ne veulent pas se faire confisquer leur cellulaire ! »