Philippe Benoit-Lessard et son avocate Me Stéphanie Côté.

Attouchements sexuels sur une mineure : Philippe Benoit-Lessard conteste les accusations

Philippe Benoît-Lessard de Sherbrooke conteste les accusations portées contre lui.
Il subissait, lundi, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec son enquête préliminaire au palais de justice ce Sherbrooke.
Son avocate Me Stéphanie Côté conteste les accusations d'invasion de domicile et d'attouchements sexuels sur une mineure portée contre son client pour des gestes qui auraient été commis dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016 dans l'est de Sherbrooke.
Une ordonnance de non-publication émise par le tribunal empêche de révéler les faits de la cause.
Trois témoins civils et des policiers doivent être appelés à la barre dans le cadre de cette étape des procédures qui se poursuivra le 12 juillet prochain.
Philippe Benoit-Lessard avait été déclaré apte à faire face au processus judiciaire, puis remis en liberté sous de sévères conditions.
Il doit rester chez sa mère et respecter un couvre-feu.
Philippe Benoit-Lessard s'est engagé dans ses conditions à ne pas entrer en contact avec la victime alléguée ni se trouver dans un périmètre à proximité de cette dernière. Il ne peut pas non plus se trouver dans des parcs, écoles ou tout autre endroit où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.
L'accusation de contacts sexuels sur une mineure est passible d'une peine minimale d'un an de prison.
Philippe Benoît-Lessard n'en est pas à sa première présence devant le tribunal et même en détention.
En septembre 2013, il a été condamné à douze mois de prison pour des voies de fait graves sur un enfant ainsi que de négligence criminelle causant des lésions corporelles.
Une probation de deux ans lui avait été imposée à la suite de cette condamnation.
C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public dans cette affaire.
Accusé de tentative de meurtre 11 ans plus tard
Une femme d'Asbestos aurait vécu l'enfer de la violence conjugale pendant plus de 15 ans.
C'est au moment où son ex-conjoint a mis la vie de ses enfants et d'elle-même en danger qu'elle a finalement mis fin au cercle vicieux de cette violence en 2006.
L'accusé est détenu depuis la fin juin à la suite de son arrestation par la Sûreté du Québec dans cette affaire, soit plus de dix ans plus tard.
Des accusations de tentative de meurtre de son ex-conjointe et ses quatre enfants ont été portés contre l'individu maintenant âgé de 44 ans la semaine dernière au palais de justice de Sherbrooke.
L'accusé aurait alors tenté d'incendier leur résidence d'Asbestos en 2006.
Il avait entre autres utilisé des bidons d'essence pour commettre les crimes allégués.
L'individu accusé de multiples chefs d'accusation se situant entre 1991 et 2006.
Il est accusé de voies de fait causant des lésions en 1991, 1992, 1995, entre 1996 et 2004. Des voies de fait armées d'un couteau en 1994 et en utilisant une étagère en 1995 auraient été commises.
L'individu aurait aussi séquestré son ex-conjointe en septembre 1992 et en août 2006
Des accusations de menaces de mort se sont multipliées en 1992 et entre 1996 et 2004.
La victime aurait aussi été agressée sexuellement entre décembre 2004 et août 2006.
Il aurait aussi commis des gestes envers ses enfants soit des voies de fait entre 2004 et 2006 sur l'un d'entre eux, puis des voies de fait graves sur quatre de ses enfants en août 2006.
C'est cet épisode d'août 2006 qui aurait incité la victime à mettre fin au cycle de la violence conjugale, alors que l'accusé aurait tenté de la tuer.
La plainte dans cette affaire a été faite à la SQ près d'une décennie plus tard.
L'accusé était de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke. Son avocate Me Karine Poliquin a mentionné au tribunal que des conditions de remise en liberté pourraient être imposées à son client, mardi.
La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion pourrait aussi porter de nouvelles accusations contre cet individu.
Une ordonnance de non-publication émise par le tribunal empêche de divulguer le nom de l'accusé pour ne pas identifier les victimes alléguées.