La résidence de Pascal Gagnon de l’arrondissement de Brompton a été fouillée par les policiers, mercredi.

Atteint d’un cancer, Gagnon aurait souhaité «régler ses comptes»

C’est un individu qui se battrait contre un cancer qui est accusé du meurtre prémédité d’Éric Lavoie, un père de famille de deux enfants de Sherbrooke.

Plusieurs sources confirment cet état de fait et personne ne nie l’hypothèse du mobile du crime où Pascal Gagnon souhaitait « régler ses comptes » avec son ancien partenaire d’affaires avant de poursuivre son combat contre la maladie.

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Au domicile de l’accusé de 49 ans, sa conjointe n’a voulu répondre à aucune question pour aider à la compréhension du premier meurtre à survenir à Sherbrooke au cours des cinq dernières années.

« Je ne veux rien savoir », a affirmé la femme visiblement affectée par les événements avec ses yeux rougis et les larmes sur le visage en claquant la porte de sa résidence.

Pascal Gagnon a été accusé, mardi, au palais de justice de Sherbrooke, d’avoir abattu Érick Lavoie à l’aide d’une arme à feu tard lundi soir sur la rue de Bordeaux, dans l’ancien village de Rock Forest.

Gagnon a occupé les fonctions de trésorier de l’entreprise « Érick Lavoie informatique » de 2012 à 2016.

Rideaux tirés, quelques canettes de bière sur le balcon, caméra de surveillance, la résidence de Gagnon dans l’arrondissement de Brompton a été fouillée par les enquêteurs à la suite du meurtre survenu dans le secteur Rock Forest.


Pascal Gagnon se rendait régulièrement à ce dépanneur du chemin Windsor.

L’employée du dépanneur l’Escale du chemin de Windsor Valérie Demers discutait à l’occasion avec Pascal Gagnon lorsqu’il venait chercher sa bière et ses cigarettes.

« Ça devait faire deux ou trois semaines que je ne l’avais pas vu. Je n’avais rien remarqué de spécial», affirme Valérie Demers.

Cette dernière a eu tout un choc lorsqu’elle a appris que son client était accusé de meurtre.

« C’était un homme qui était de bonne humeur. Il me parlait des petites affaires de la vie, de sa conjointe ou sa nièce. Je sais qu’il a déjà fait de la chimiothérapie, mais je ne sais pas comment il allait dernièrement. Nous n’avons jamais parlé de son emploi, alors je ne sais pas s’il pouvait avoir des conflits à ce sujet », explique Valérie Demers.

Enquête SQ-SPS

Malgré un niveau de service qui permet au Service de police de Sherbrooke de mener une enquête de « meurtre avec arrestation imminente » selon la Loi sur la police, la Sûreté du Québec a été appelée à y collaborer.

« Il y a eu échange d’information entre le Service de police de Sherbrooke et notre division des crimes contre la personne. Nous avons convenu que nos enquêteurs participeraient à l’enquête pour établir les éléments de préméditation dans le dossier », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, la lieutenante Martine Asselin.

Elle explique que la division des crimes contre la personne est spécialisée dans les enquêteurs pour les homicides.

« Il y avait des éléments spécifiques à aller chercher afin qu’une accusation de meurtre au premier degré puisse être déposée. Il y a eu une belle collaboration avec les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke. Nous avons travaillé ensemble », assure la lieutenante Martine Asselin de la SQ.

Pascal Gagnon a été arrêté à la suite du meurtre d’Éric Lavoie.