Accusé d’avoir attaqué son ex-conjointe avec une arme à impulsion électrique à Sherbrooke, Éric Laroche-Laflamme aurait offert de l’argent à la victime alléguée afin qu’elle ne témoigne pas.

Attaque au « taser » : il aurait tenté d’acheter la victime

Accusé d’avoir attaqué son ex-conjointe avec une arme à impulsion électrique à Sherbrooke, Éric Laroche-Laflamme aurait offert de l’argent à la victime alléguée afin qu’elle ne témoigne pas.

L’homme de 31 ans subissait son enquête préliminaire, mardi, au palais de justice de Sherbrooke pour des accusations de voies de fait avec une arme à impulsion électrique, de possession d’arme prohibée, d’avoir eu en sa possession une arme prohibée dans un véhicule, de menaces de mort, de méfait, de harcèlement criminel et de bris de probation.

Laroche-Laflamme a été cité à son procès sur tous les chefs d’accusation, mais le juge a refusé pour l’instant d’ajouter le chef d’accusation d’entrave à la justice pour le pot-de-vin qui aurait été offert la fin de semaine dernière pour empêcher la victime alléguée de témoigner.

Injurieux envers la victime au début de son témoignage, Laroche-Laflamme a été rappelé à l’ordre par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

La victime a dû témoigner à partir d’une salle adjacente en raison du comportement inapproprié de l’accusé irrespectueux, qui doit rester détenu pour la durée des procédures judiciaires.

C’est notamment en raison de crainte du tribunal pour la sécurité de la victime et des témoins que Laroche-Laflamme doit rester en prison.

La victime fréquentait Éric Laroche-Laflamme depuis environ deux ans lorsque les gestes seraient survenus le 4 février dernier.

Le jour des événements, la victime alléguée n’avait pas eu de contact avec Éric Laroche-Laflamme depuis quelques jours.

Ce dernier s’est présenté sur la rue d’Alençon où il a trouvé son ex-conjointe dans un véhicule avec deux autres femmes.

« J’ai dit aux filles de barrer parce qu’Éric était là. Il m’a regardé à travers la vitrine en me disant que j’en avais pas fini avec lui. On a entendu un bruit de métal. Il a donné des coups dans la vitre en étant frustré. Il a rentré son corps avec un objet noir. Il y avait une lumière bleue et ça me faisait des chocs. J’ai compris que c’était un taser comme les policiers utilisent », explique la victime alléguée.

« Il me l’a collé sur les jambes. Je me débattais, alors je n’ai pas vraiment senti le premier choc. Par la suite, j’ai senti le choc électrique (sic) dans tout mon corps. J’ai été touchée au moins six ou sept fois. Les chocs m’ont touchée à l’intérieur de la jambe et sur les bras. Je lui demande d’arrêter à plusieurs reprises. Je lui ai demandé pourquoi il me faisait ça. Il est rembarqué dans sa voiture puis il est parti », mentionne la victime alléguée.


« Je vivais avec la peur qu’il arrive quoi que ce soit verbalement ou avec des coups. C’était arrivé à plusieurs reprises. Il disait qu’il allait me tuer ou m’égorger. »
La victime alléguée

Des messages vocaux explicites concernant les menaces faites par Éric Laroche-Laroche ont été présentés au juge Dunnigan au stade de l’enquête préliminaire.

« J’étais craintive. Je vivais avec la peur qu’il arrive quoi que ce soit verbalement ou avec des coups. C’était arrivé à plusieurs reprises. Il disait qu’il allait me tuer ou m’égorger. Il le faisait par message texte ou messages vocaux », a témoigné la victime de Laroche-Laflamme qui a reconnu l’avoir aussi menacée au cours des six derniers mois.

La victime soutient qu’elle n’a pas eu de contacts directs avec Éric Laroche-Laflamme depuis le dépôt des accusations au début février. Le 10 mars dernier, elle affirme avoir reçu une offre de 1500 $ à 2000 $ pour ne pas venir témoigner contre Éric Laroche-Laflamme.

C’est un ex-conjoint de la victime alléguée qui aurait reçu cette offre de Laroche-Laflamme derrière les barreaux.

Laroche-Laflamme aurait aussi fait des menaces de s’en prendre à la fille de la victime.

Éric Laroche-Laflamme possède des antécédents de menaces dans un contexte conjugal.

Me Isabelle Dorion représente le ministère public dans cette affaire, alors que Me Christian Raymond défend l’accusé.

Le procès sera fixé le 26 mars.