Voici l’état du véhicule que conduisait le chauffard impliqué dans un accident sur la 13e Avenue à Sherbrooke, mardi soir.

Arrêté au volant au bord du coma éthylique

Soumis à la condition de tolérance zéro en matière d’alcool au volant, un individu de 30 ans de Sherbrooke a été intercepté avec un taux d’alcoolémie atteignant près de cinq fois la limite permise par la loi.

Il était environ 22 h 30 mardi soir, lorsque l’automobiliste a omis de faire son arrêt obligatoire à l’intersection de la 13e Avenue Nord et de la rue des Muguets à Sherbrooke.

Son véhicule a heurté deux véhicules qui circulaient sur la 13e Avenue.

« Personne n’a été blessé », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le conducteur du véhicule à l’origine de cet accident a été conduit au quartier général du SPS pour vérifier son taux d’alcoolémie.

« Les deux résultats enregistrés ont permis de constater que le taux d’alcoolémie était en croissance », mentionne l’agent Carrier.

Le taux d’alcoolémie approchait de cinq fois la limite permise par la loi de 80 mg par 100 ml de sang, soit un taux avoisinant les 400 mg d’alcool par 100 ml de sang.

Le permis d’apprenti conducteur du chauffard de 30 ans a été suspendu et son véhicule a été saisi.

Les policiers l’ont libéré sous promesse de comparaître après lui avoir remis un constat d’infraction pour avoir omis de faire son arrêt obligatoire. Ce constat de près de 200 $ prévoit également l’ajout de trois points d’inaptitude.

L’individu impliqué dans cette affaire ne possède aucun antécédent en matière de conduite avec les capacités affaiblies.

Éduc’alcool

Le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, est renversé par le fait qu’un individu puisse avoir pensé prendre le volant avec une telle quantité d’alcool dans le sang.

« Je suis surpris que quelqu’un soit encore debout à un tel taux d’alcoolémie. Au-delà de la question biologique, il est évident qu’après avoir consommé tant d’alcool, c’est une certitude que l’on ne peut pas prendre son véhicule », remarque M. Sacy.

Selon les données publiées par Éduc’alcool concernant le calage d’alcool, un taux d’alcoolémie se situant entre 300 et 400 mg d’alcool par 100 ml de sang correspond à un état de stupeur ou d’intoxication grave où il y a une diminution importante de la réponse aux stimulations, un abrutissement accompagné d’engourdissement, une perte de la sensibilité et un ralentissement des activités mentales, une mauvaise coordination très marquée des mouvements et même un sommeil profond.

« Nous sommes près du coma éthylique », constate M. Sacy.

Selon une étude d’Éduc’alcool concernant l’alcool et la conduite automobile publiée récemment, 9 pour cent des Estriens interrogés dans le cadre d’un sondage affirment avoir conduit un véhicule après avoir consommé au-delà de la limite permise, soit 1 pour cent de plus que dans le reste du Québec.

Moins de barrages en Estrie ?

Les Estriens sont moins nombreux que la moyenne québécoise à avoir vu ou traversé un barrage policier en matière d’alcool au volant au cours de la dernière année. Seulement 21 pour cent d’entre eux en ont vu un contre 26 pour cent pour l’ensemble du Québec, alors que 16 pour cent en ont traversé, soit cinq pour cent de moins que l’ensemble du Québec.

Près de six Estriens sur dix, soit 58 pour cent, ont affirmé avoir conduit après avoir consommé de l’alcool à l’intérieur de la limite permise, soit sept pour cent de plus que dans le reste du Québec.