Après sa thérapie, un voleur reconnaît ses torts

SHERBROOKE — Voleur actif avant d’être arrêté par le Service de police de Sherbrooke puis d’entreprendre une thérapie, Michel Durand a franchi un pas de plus dans sa réhabilitation, mardi, en plaidant coupable aux accusations portées contre lui.

L’homme de 53 ans a reconnu une kyrielle d’accusations liées à des vols et à des introductions par effraction entre le 28 septembre et le 7 novembre 2017 sur les rues Galt Ouest, Saint-André, du Rosaire, Saint-Gilles et de Lisieux.

Michel Durand a été arrêté en novembre 2017 par le Service de police de Sherbrooke alors qu’il venait de tenter de s’introduire par effraction au restaurant le Chou de Bruxelles. Près d’une année plus tard, il a admis ses crimes devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Il a reconnu un méfait le 7 novembre 2017 en brisant la vitre du restaurant de la rue Galt Ouest. Il n’avait rien volé après avoir causé des dommages d’environ 200 $.

C’est à la suite de ce méfait qu’il a été arrêté puis qu’il a avoué plusieurs autres vols.

Il a reconnu une tentative d’introduction par effraction sur la rue Saint-Gilles, entre le 6 et le 7 novembre 2017.

« C’était le modus operandi de mon client », a expliqué l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique.

Durand s’était coupé à une main lors de cet événement.

Le 6 novembre, il s’était introduit dans un logis sur la rue du Rosaire où il a volé des bijoux de même qu’une caméra. Sur la rue Sainte-Thérèse, il a reconnu avoir volé des appareils électroniques.

Le 5 novembre sur la rue Massé, il a volé un téléviseur.

Il a plaidé coupable au vol d’une carte de crédit et de débit sur la rue de Lisieux le 2 novembre 2017. 

Durand a avoué le vol d’une poussette le 6 octobre 2017.

Le 10 octobre, il a commis un vol sur la rue du Rosaire, emportant une caméra et une tablette électronique.

Il a aussi reconnu un autre vol commis le 28 septembre 2017.

Entre le 9 et le 11 septembre, il a volé une carte de crédit à une femme qui l’avait hébergé. Il avait effectué sept transactions. Il a donc reconnu les faits.

Entre le 1er et le 24 septembre 2017, il a volé une planche à roulettes électrique et un déshumidificateur. Il a aussi reconnu avoir eu sa possession divers objets, sachant qu’ils ont été obtenus par le crime perpétré contre le propriétaire de son immeuble entre le 1er septembre et le 6 novembre dernier.

Durand a aussi reconnu avoir volé plusieurs articles de jardin dans un garage résidentiel de la rue Massé.

En juin dernier, le tribunal avait laissé une deuxième chance à Michel Durand en lui accordant à nouveau la possibilité de se rendre en thérapie même s’il y avait brisé ses conditions quelques semaines auparavant.

Il a reconnu des bris de conditions reliées à cette rechute reliée à la prise de médicaments. « Je n’étais pas parti sur la go à l’hôtel Albert. J’étais à l’hôpital », a précisé Michel Durand en plaidant coupable.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Andrée Ayotte et Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique feront leurs observations à la juge Fabi avant que la peine soit imposée.