Le directeur du SPS, Danny McConnell
Le directeur du SPS, Danny McConnell

Amendes aux récalcitrants: le SPS prêt à s’ajuster

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« Ce qu’il faut respecter demeure assez simple, soit de respecter la règle du deux mètres et porter le masque lorsque l’on ne peut s’y conformer ou à l’intérieur des endroits publics. »

Le directeur du Service de police de Sherbrooke, Danny McConnell, estime qu’il est très simple de ne pas avoir de problème avec le durcissement des contraintes annoncées par le gouvernement du Québec afin que les citoyens respectent les consignes de santé publique pour éviter la transmission de COVID-19.

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Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé, jeudi, que les citoyens qui ne portent pas de masque dans des lieux publics intérieurs pourraient recevoir une amende. 

« Nous n’avons pas encore les paramètres clairs à appliquer. Nous sommes en attente d’un prochain décret. À partir du moment où il sera diffusé, nous allons en prendre acte et nous ajuster dans nos façons de procéder », affirme le directeur du SPS.

Étant donné que Sherbrooke et l’Estrie ont été placés au niveau d’alerte « jaune », soit le deuxième palier sur quatre, Danny McConnell s’attend à ce que les policiers soient davantage sollicités.

« Je crois que dans le prochain décret, il y a aura des dispositions assez précises concernant les niveaux d’alerte. Si ce n’est pas mentionné, nous allons continuer à faire le même travail que depuis le début de la crise. Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec la santé publique. Notre objectif demeure d’éviter la contagion dans la population et au sein de nos policiers sur le terrain », affirme le directeur du SPS.

Danny McConnell rappelle que les policiers sont déjà très vigilants dans l’application des règles dictées par la santé publique.

Depuis le 20 juillet dernier, le SPS est intervenu à 79 reprises lors de rassemblements. Treize constats d’infraction ont été remis lors de 45 interventions pour le non-respect du port du couvre-visage aux propriétaires du commerce qui ne faisait pas appliquer la réglementation.  

« Il existe certaines mesures par rapport au port du masque dans des lieux publics fermés. Il faudra voir comment s’ajuster en fonction de ce que le premier ministre demande pour le port du masque pour le citoyen. Comment ça va s’appliquer ? Quelle sera l’amende ? Quelle sera la disponibilité de nos policiers pour l’appliquer ? Ce sera à nous de nous ajuster », soulève Danny McConnell.

Le directeur du SPS anticipe une recrudescence des appels de citoyens par rapport au nombre de personnes qui ne portent pas le masque.

« Au début du confinement en mars, nous avons reçu jusqu’à 400 appels par jour. Nos préposés aux appels d’urgence avaient les oreilles rouges », illustre le directeur du SPS.

Il mentionne qu’il y a eu des ajustements et que le SPS est prêt à affronter un flot d’appels lorsque le décret entrera en vigueur, possiblement dès samedi.

Le SPS est disposé à appliquer les nouvelles règles tout en continuant à appliquer celles déjà en place.

« Les constats étaient émis aux tenanciers de bars ou aux commerçants. Maintenant, ce sera de voir si nous devrons sévir contre les clients. Nous restons présents dans les bars et les différents commerces », signale le directeur du SPS. 

Danny McConnell affirme que le SPS se déplace sur des plaintes.

« Ce n’est pas deux jours plus tard que nous pouvons intervenir », rappelle le directeur du SPS.

Il rappelle que porter son masque au dépanneur, dans les épiceries ou les magasins permettra d’éviter tout problème.

« La règle des dix personnes au maximum même à l’extérieur continue de s’appliquer dans les résidences privées. Nous avons fait beaucoup de sensibilisation. Nous ne cherchons pas les gens dans les fonds de cour, mais quand nous recevons des plaintes, nous intervenons. Si nous avons à sévir, nous le ferons. Et nous allons ajuster notre intervention en fonction de la force du prochain décret », affirme le directeur du SPS.

Au début de la rentrée scolaire, le SPS avait donné 21 constats d’infraction lors d’un rassemblement dans le quartier universitaire à un endroit où ils étaient déjà intervenus.