Amélia Néron se cache avec son sac à main à la sortie du tribunal. Elle est accompagnée de Me Caroline Monette.

Amélia Néron devrait plaider coupable à un délit de fuite

Amélia Néron devrait reconnaître les gestes d’avoir blessé la passagère de son véhicule alors qu’elle conduisait en état d’ébriété dans le secteur Saint-Élie.

Deux ans après le dépôt des accusations contre elle, la femme de 37 ans pourrait plaider coupable aux accusations de conduite avec les capacités affaiblies causant des lésions et de négligence criminelle en début octobre 2018.

« On s’apprête à régler le dossier. Ça pourrait éviter un procès d’au moins deux jours », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a insisté, lors du retour du dossier devant le tribunal mercredi, pour que les procédures avancent étant donné le long délai qui s’est écoulé depuis le dépôt des accusations dans cette affaire

Elle se sauve
Amélia Néron est accusée de s’être sauvée des lieux de l’accident après une embardée laissant derrière la passagère du véhicule Volkswagen Jetta qu’elle conduisait en septembre 2016.

C’est un passant qui a entendu des cris de détresse vers 5 h 30. Il est venu en aide à la passagère blessée avant d’alerter les policiers. La passagère retrouvée sur les lieux de l’accident a été transportée au CHUS pour soigner une main blessée.

« La victime voudra être entendue dans cette affaire. Elle garde encore aujourd’hui des séquelles physiques et psychologiques à la suite de cette affaire », explique Me Robidoux.

Arrêtée à la suite de l’embardée dans laquelle elle aurait été impliquée en compagnie d’une voisine, dans la nuit du 29 au 30 septembre 2016, Amélia Néron avait été remise en liberté sous de sévères conditions.

Me Caroline Monette, qui agissait comme correspondante pour l’avocate de la défense Me Célina Saint-François, explique que certaines démarches et vérifications doivent être complétées notamment avec la SAAQ.

« Les négociations sont très avancées dans le dossier. Nous sommes très près d’un règlement », a expliqué Me Monette.