En imposant la peine de huit mois de prison, lundi au palais de justice de Sherbrooke, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a retranché 63 jours à la peine.

Alcool au volant : 8 mois de prison pour une 4e récidive

Le multirécidiviste de l’alcool au volant Stéphane L’Écuyer devra passer encore cinq mois et 27 jours derrière les barreaux.

L’homme de 45 ans a été blessé gravement lors d’une embardée avec son VTT en septembre 2015 à Sainte-Christine.

Fortement intoxiqué, L’Écuyer avait à son bord son enfant de dix ans qui n’a pas subi de blessures lors de l’embardée.

L’Écuyer est détenu depuis la mi-septembre à la suite de son plaidoyer de culpabilité pour une quatrième conduite avec les capacités affaiblies au palais de justice de Sherbrooke.

En imposant la peine de huit mois de prison, lundi au palais de justice de Sherbrooke, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a retranché 63 jours à la peine.

Le 6 septembre 2015, L’Écuyer conduisait avec un taux d’alcoolémie dépassant de deux fois la limite permise. Il était sous une ordonnance d’interdiction de conduire pour trois ans et se trouvait en probation pour une troisième affaire de capacité affaiblie.

Il a perdu la maîtrise du VTT et a capoté avant de finir son embardée dans le fossé.

L’Écuyer était conscient, mais fortement confus lorsque les policiers sont arrivés.

Il était au sol et ne portait pas de casque. Son fils, qui dormait, se trouvait entre son père et le guidon sur le VTT. L’enfant a subi des blessures mineures. Le VTT a fait des tonneaux lors de l’accident.

Après avoir obtenu son congé de l’hôpital à la suite des blessures subies, L’Écuyer a suivi un une cinquième thérapie pour régler ses problèmes de dépendance.

Cette thérapie a été retenue comme facteur atténuant dans cette affaire.

La première conduite avec les capacités affaiblies de Stéphane L’Écuyer remonte à 2002. Il a vécu une rechute à la suite de son accident de 2015. 

Le taux d’alcoolémie élevé, la conduite dangereuse impliquant son propre enfant et les nombreuses condamnations antérieures ont été retenues comme facteurs aggravants.

« Le processus de réhabilitation est bien engagé, mais il ne faut pas écarter la gravité des délits », a signalé le juge Chapdelaine.

Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique défendait l’accusé, tandis que Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.

Une probation de deux ans et une interdiction de conduire pour trois ans s’ajoutent à la peine.