Le fraudeur Alain Leclerc était recherché sur mandat.

Alain Leclerc retrouvé puis libéré

Après avoir passé près d’une semaine derrière les barreaux, le fraudeur Alain Leclerc d’Abestos a été remis en liberté sous conditions en attendant de recevoir sa peine.

À la mi-juillet, l’homme de 55 ans ne s’était pas présenté au tribunal au moment des observations sur la peine au palais de justice de Sherbrooke.

Un mandat d’arrestation avait été lancé le 23 juillet à l’endroit de l’individu qui a été reconnu coupable dans trois affaires de fraude.

Une dizaine de jours plus tard, il a été retracé par les agents de la Sûreté du Québec puis incarcéré.

Après avoir subi son enquête sur remise en liberté, Leclerc a été remis en liberté sous conditions dont celle d’être présent à toutes les dates prévues à ses dossiers.

En attente de peines

Leclerc est en attente d’une première peine dans une affaire de fraude de plus de 5000 $ entre octobre 2015 et mai 2016. Il avait fait miroiter à une connaissance qu’il allait lui construire un patio.

Il doit revenir le 12 novembre prochain dans cette affaire.

Leclerc avait déjà mentionné au tribunal qu’il voulait rembourser la victime dans ce dossier.

Il devra aussi se présenter le 15 octobre devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec dans deux autres dossiers.

Il a été reconnu coupable d’avoir menacé une mère et son fils dans une histoire de menaces inventées pour soutirer de l’argent.

Une femme d’Asbestos a aussi été la victime impuissante de l’individu sans scrupule qui lui a fait vivre cinq mois d’enfer entre octobre 2016 et mars 2017.

Leclerc a reconnu une fraude de plus de 9500 $ et une agression sexuelle contre elle.

Scénario de peur

Leclerc avait échafaudé un scénario de peur où il lui a fait croire que des gens voulaient s’en prendre à elle, à sa nièce et à des anciens conjoints.

L’accusé avait accumulé plusieurs détails de la vie de la victime sur Facebook, puis s’en est servi contre elle.

Par diverses stratégies, Leclerc a convaincu la femme qu’un groupe d’individus voulaient s’en prendre à elle et à des membres de sa famille.

En novembre 2016, Alain Leclerc a poussé les manigances jusqu’à inventer une affaire d’obsédé sexuel qui voulait s’en prendre à la victime.

La victime a découvert le stratagème en mars 2017, puis a porté plainte à la police.

Les victimes dans les trois dossiers souhaitent être présentes lors des observations sur la peine.

C’est maintenant Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique qui assure la défense de Leclerc.