C’est en offrant du cannabis que Félix Malo aurait provoqué des contacts sexuels avec l’une des quatre victimes alléguées sur qui il aurait posé des gestes à caractère sexuel.

Agressions à caractère sexuel : Malo pourrait admettre des gestes

Félix Malo pourrait reconnaître certains gestes à caractère sexuel qui lui sont reprochés.

L’homme de 30 ans est accusé de divers gestes à caractère sexuel sur quatre plaignantes à Sherbrooke.

Devant le tribunal, mercredi, son avocat Me Gaétan Bourassa a mentionné que son client analysait les offres de règlement faites par le ministère public.

« Il y a des ouvertures à un règlement dans au moins un dossier. Nous devons analyser la preuve pour la suite des choses », a expliqué Me Gaétan Bourassa au tribunal

Pour le moment, cinq jours de procès, en segments de deux et trois jours, pourraient être tenus.

« Nous devons discuter afin d’éviter que cinq jours d’audition soient retenus », a indiqué la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre.

Le dossier a été reporté au 22 janvier.

Entre temps, Malo sera de retour devant le tribunal le 15 janvier à Gatineau dans une affaire de bris de ses conditions de remise en liberté.

Il est détenu depuis la fin novembre après son arrestation en Outaouais par le Service de police de Sherbrooke 

Son dossier, qui s’étire depuis l’hiver 2017, lui imposait de nombreuses conditions restrictives de liberté.

Une information du public a permis de prendre Malo en défaut concernant de nombreux bris de condition.

Félix Malo avait modifié son profil Facebook alors qu’il lui est interdit d’accéder à Internet ou à des réseaux sociaux. Son ordinateur était relié à un réseau sans fil alors que ça lui est interdit.

Son ordinateur a aussi été saisi lors de cette perquisition.

Les faits

C’est en offrant du cannabis que Félix Malo aurait vraisemblablement provoqué des contacts sexuels avec l’une des quatre victimes alléguées sur qui il aurait posé des gestes à caractère sexuel.

Sur une première victime alléguée en 2016, il est accusé de leurre informatique le 1er janvier 2016 puis d’attouchements sexuels et d’incitation à des contacts sexuels entre le 14 février et le 24 décembre 2016.

Des gestes se seraient ensuite produits en 2017 sur trois victimes mineures où il est accusé à nouveau de leurre informatique.

À l’endroit d’une d’entre elles, il aurait fait du leurre informatique entre le 1er février et le 20 mars 2017, ce qui lui a permis vraisemblablement de rencontrer la victime alléguée. Il aurait commis des attouchements sexuels le 25 février 2017 puis une agression sexuelle sur cette victime alléguée de moins de 16 ans, le 12 mars.

Des accusations de trafic de cannabis sont portées contre Malo durant cette période du 1er février au 20 mars 2017 puisqu’il aurait offert des stupéfiants à cette même victime.

Des peines minimales de prison sont applicables dans plusieurs de ces dossiers.

Une escorte dénonce son ex qui la menaçait

Une escorte de Sherbrooke a mis fin aux pratiques violentes d’un individu qu’elle fréquentait depuis deux mois en dénonçant les gestes à la police.

Olivier Daigle a été mis hors d’état d’agir, mardi, lorsque le Service de police de Sherbrooke a procédé à son arrestation. L’homme de 29 ans a été accusé, mercredi, d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire qu’il savait provenir de la prostitution, de menaces et de voies de fait à l’endroit d’une femme.

Les gestes reprochés à Daigle auraient été commis entre le 1er novembre 2018 et le 8 janvier dernier.

Daigle fréquentait la victime depuis environ deux mois. Il avait déménagé de Lachine pour emménager chez elle dans le secteur du centre-ville de Sherbrooke. « Le suspect prenait l’argent de la victime sous la menace. Il la menaçait de plusieurs façons et aurait même tenté de l’étrangler », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

C’est la femme qui était sous l’emprise de Daigle qui a contacté les policiers. « Nos enquêteurs accordent de l’attention aux situations problématiques peu importe la situation d’une plaignante. Il ne faut pas hésiter à nous contacter pour sortir d’une situation qui devient inacceptable », signale le porte-parole du SPS.

Daigle a comparu menottes aux poings devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

La procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet a consenti à sa remise en liberté sous de sévères conditions et un dépôt de 1000 $.

Daigle devra retourner rester dans la région de Montréal et ne pourra pas contacter la victime alléguée.

Son avocate Me Karine Arseneault-Sirois de l’aide juridique a reporté le dossier au 11 janvier prochain.