Le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle

Agression en groupe: le dernier accusé subit son procès

L’individu de 20 ans accusé d’avoir été impliqué dans la même agression sexuelle en groupe que Blessing Dugbeh subit son procès à Sherbrooke.

Les évènements en cause se seraient déroulés le 12 février 2017.

Étant donné qu’il était mineur au moment des faits, l’accusé subit son procès en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec et son identité est protégée par la loi.

Devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec, il doit se défendre d’une accusation d’agression sexuelle en groupe sur une adolescente, d’agression sexuelle simple, d’incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels lors du même évènement où Blessing Dugbeh a été reconnu coupable.

La déclaration vidéo réalisée par la victime alléguée a été déposée lors de son témoignage.

Une ordonnance de non-publication empêche d’identifier la plaignante lors de ce procès prévu pour quatre jours.

Une amie l’avait invité à la rejoindre chez des amis pour un « chilling » en cette soirée de février 2017.

Les gars sur place ont commencé à parler d’orgie.

« Je ne sais pas de quoi je parlais avec mon amie à ce moment-là », signale la plaignante.

À un certain moment, la plaignante s’est retrouvée avec un des gars dans la salle de bain où ils se sont embrassés. Il lui a demandé d’aller dans une chambre adjacente.

À son arrivée, il n’y avait personne. Ils s’embrasaient sur le lit.

Elle n’a pas demandé de changer de chambre lorsque d’autres personnes sont arrivées. Elle était assise sur le lit.

Près de trois ans après les évènements, la plaignante affirme ne pas se rappeler de certains gestes de sa déclaration, mais que ce qui se trouve dans sa déclaration était vrai. « Je me souviens qu’on a essayé de me baisser les culottes que j’essayais de les remonter. Je voulais que ça s’arrête là. Je me rappelle qu’ils mettaient leurs mains partout. Je me rappelle de tout ça », témoigne la plaignante.

C’est à ce moment que les agressions auraient été commises sur la plaignante qui n’a jamais consenti aux gestes. L’avocate de la défense Me Anne-Marie Campeau a contre-interrogé la plaignante une bonne partie de la journée.

Le procureur aux poursuites criminelles Me François Houle avait déposé la déclaration de l’adolescent qui se trouvait avec elle dans la salle de bain a aussi été entendue dans la salle d’audience.

L’accusé est détenu pendant son procès.