Angel-Émiro Guapacha
Angel-Émiro Guapacha

Agression d’une serveuse: observations sur la peine de Guapacha en janvier

Reconnu coupable au début octobre de la violente agression sexuelle d’une serveuse dans un bar de Sherbrooke, Angel-Émiro Guapacha subira les observations sur la peine à la mi-janvier 2020.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec qui avait ordonné sa détention après l’avoir reconnu coupable a retenu, mardi, une demi-journée devant le tribunal le 21 janvier pour les observations sur la peine.

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La juge l’avait trouvé coupable d’agression sexuelle causant des lésions corporelles dans un bar de Sherbrooke dans la nuit du 18 au 19 janvier 2017.

La procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier, a signalé qu’un témoin, peut-être deux, devraient être entendus pour faire la preuve sur sentence.

La juge et les avocats ont reçu le rapport présentenciel pour informer le tribunal de la situation de l’accusé.

L’établissement où est survenue l’agression n’est pas révélé pour ne pas identifier la victime dans cette affaire.

Entre 23 h et 2 h, plusieurs « shooters » ont été commandés, soit 16 de toutes sortes.

Dans sa décision, la juge Desgens avait rejeté la défense involontaire de Guapacha plaidée lors du procès.

Les évènements criminels ont été filmés par les caméras de surveillance de l’établissement. Une vidéo de 12 heures a été présentée lors du procès.

L’avocat de la défense Me Christian Raymond avait présenté une requête en arrêt des procédures parce que les images de toutes les caméras de surveillance n’avaient pas été divulguées. Requête qui avait été rejetée.

Le concierge de l’établissement a trouvé la serveuse couchée au sol avec Guapacha près d’elle vers 5 h en entrant au travail.

Guapacha avait laissé son numéro de téléphone au concierge de l’établissement pour retrouver son cellulaire après les évènements.

Des blessures, rougeurs et égratignures ont été constatées par les policiers au bas du ventre, sur la cuisse droite, sur le genou droit, au bas du dos, aux bras, au sein gauche, au poignet et dans le cou de la victime.

L’intégrité des vidéos des caméras de surveillance du bar de même que la déclaration faite par l’accusé le 19 janvier 2017 ont aussi été admises lors du procès.