Le Centre jeunesse de l'Estrie

Agression au CJE : l'adolescent apte à comparaître

L’adolescent de 15 ans qui aurait menacé une intervenante du Centre jeunesse de l’Estrie avec un auto-injecteur EpiPen pour la contraindre à des gestes sexuels est apte à faire face au processus judiciaire.

Il aurait forcé l’intervenante à lui faire une fellation en la menaçant avec l’objet muni d’une aiguille. C’est en le mordant qu’elle a réussi à se défaire de son emprise.

La Tribune a appris que l’intervenante se trouvait seule dans l’unité au moment de ces gestes troublants dont les résultats de l’enquête interne devraient être connus d’ici un mois et demi.

Le syndicat de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l’Estrie (APTS) souhaite attendre les conclusions de l’enquête ouverte à la suite de cet évènement avant de se prononcer.

« Le directeur général du CIUSSS de l’Estrie-CHUS nous a assuré qu’une enquête serait faite. Nous allons attendre les conclusions avant de commenter », signale le porte-parole de l’APTS, Emmanuel Breton.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a voulu donner aucun commentaire « tant que l’enquête interne n’est pas terminée, nous ne confirmerons/infirmerons pas d’éléments qui pourraient être traités dans l’analyse », mentionne l’établissement par courriel.

Une collecte de données est faite auprès d’une dizaine de personnes concernées « de près par la situation, ce qui alimentera les travaux du comité d’analyse, formé de neuf personnes, qui déposera son plan d’amélioration, incluant des recommandations, à la mi-décembre. »

L’adolescent qui est accusé d’agression sexuelle armée, de voies de fait armées, de voies de fait simple et de séquestration reste en garde fermée dans un centre jeunesse autre que celui de l’Estrie en attendant la suite de son dossier devant le tribunal.

Me Mélissa Robert de l’aide juridique défend l’adolescent, alors Me Josiane Gaudreau représente le ministère public.