Sans antécédent judiciaire, Benoit Couture a été condamné à six mois de prison pour une agression à la barre de fer.

Agression à la barre de fer : Benoit Couture écope six mois

Un jeune individu de 20 ans sans antécédent judiciaire, que la consommation d’alcool et de stupéfiants a fait déraper magistralement, a été condamné à six mois de prison.

Benoit Couture a plaidé coupable, mercredi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke à des voies de fait armées, voies de fait causant des lésions ainsi qu’à des bris de conditions.

Dans le dossier principal, le 20 novembre 2017, Couture a battu un « ami ». L’accusé, la victime et un troisième individu, Jean-Samuel Boucher, avaient passé la journée ensemble dans le secteur de Drummondville.

De retour à Sherbrooke, la situation entre les trois individus a dégénéré. La nature de la chicane n’a pas été précisée.

On sait que Boucher a frappé l’autre individu d’une vingtaine de coups de barre de métal à la tête avant d’exhiber un couteau devant lui. La victime n’a pas collaboré avec les policiers pour fournir une déclaration. Sept lacérations à la tête ont été constatées. Les séquelles n’ont pas été précisées au tribunal.

La victime avait présenté une certaine agressivité avant les gestes commis par Couture.

« J’ai attaqué dans le but de me défendre, mais je ne peux dire que c’est de la légitime défense », a expliqué Couture au tribunal.

La juge Desgens lui a fait comprendre qu’on ne pouvait utiliser une force plus grande que nécessaire pour se défendre.

L’avocate de la défense Me Karine Poliquin a mentionné au tribunal que son client ne possédait pas d’antécédent judiciaire jusqu’à ces événements,

« Mon client allait à l’école et il travaillait. Il est arrivé un incident dans sa vie et du jour au lendemain, son attitude a changé. La consommation peut expliquer ce changement d’attitude. Mon client a fait une certaine réflexion. Il s’est rendu compte de ses problèmes de consommation. Je crois qu’il a compris que la détention n’est pas sa place », explique Me Poliquin.

La juge Desgens a invité Benoit Couture à se réhabiliter. « Il y a juste vous qui pouvez faire le cheminement. Si c’est la vie que vous voulez, sinon vous devez prendre les moyens. Ça ne se fait pas seul. Vous devrez faire les efforts. C’est certain que l’abstinence rend les idées plus claires (...) Je crois sincèrement aux possibilités de la réhabilitation. J’ai des preuves tous les jours avec ceux qui ne reviennent pas. (devant la Cour) J’espère que c’est la dernière fois que vous venez ici et que vous allez tout faire pour devenir un actif pour la société. »

Une probation avec de sévères conditions a été imposée à Couture à la suite de la suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme et de l’avocate de la défense Me Karine Poliquin.

Jean-Samuel Boucher en prend pour dix mois

Impliqué à un degré moindre dans cette agression initiée par Benoit Couture, Jean-Samuel Boucher ne passera pas moins de temps derrière les barreaux.

L’individu de 21 ans, qui possède déjà de nombreux antécédents judiciaires, a plaidé coupable à des voies de fait simple pour cette agression du 20 novembre 2017 devant la juge Claire Desgens.

Il a profité de son passage devant le tribunal, mercredi, pour régler tous ses dossiers avant d’être condamné à une peine de dix mois de prison.

« Vous pouvez vous servir de ce délai pour réfléchir à la suite des choses. Avec les antécédents que vous avez, je ne veux pas vous faire la morale. Vous êtes à la croisée des chemins. La prochaine fois que vous apparaîtrez devant le tribunal si vous en faites le choix, je peux vous dire que la sentence ne sera pas aussi clémente », a indiqué la juge Desgens.

En plus des voies de fait simple, Boucher a plaidé coupable à une affaire de fraude où il a tenté d’utiliser un cellulaire avec une fausse identité le 21 février dernier.

Il a aussi reconnu avoir fraudé une personne immigrante en avril 2017 et une adolescente de 13 ans le 25 mai 2017.

À ces deux occasions, il avait demandé de déposer de faux chèques qu’il a encaissés.

La fraude de Boucher en avril 2017 a eu des impacts sur l’une des victimes en retardant certaines procédures d’immigration.

Un montant de 500 $, qui avait été déposé à Boucher comme garantie lors d’une remise en liberté, a été remis aux deux victimes des fraudes.

« Le tribunal est en mesure de compenser partiellement votre perte », a indiqué la juge Desgens à l’endroit d’une victime présente dans la salle d’audience.

Boucher a aussi reconnu la possession de 13,6 grammes de méthamphétamine en poudre ainsi que divers bris de probation.

C’est Me Christian Raymond qui assurait la défense de Jean-Samuel Boucher, alors que Me Marie-Line Ducharme représentait le ministère public.

Une soirée entre filles tourne mal

Une soirée entre filles a dégénéré au point que l’une d’entre elles s’est retrouvée devant le tribunal. 

Une femme de 23 ans de Sherbrooke était fortement intoxiquée lorsqu’elle s’en est prise à une amie avec qui elle avait passé la soirée. 

Devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, elle a plaidé coupable, mercredi, à une accusation de voies de fait au palais de justice de Sherbrooke.

La soirée du 25 mars 2017, qui avait commencé aux quilles, s’était déplacée au domicile de l’une des filles. Un commentaire déplacé concernant le conjoint de la femme de 23 ans a cependant fait dégénérer la soirée. Cette dernière a asséné plusieurs coups de poing et a tiré les cheveux de l’une de ses amies. Il a fallu l’intervention de quatre personnes pour calmer les esprits. La victime a eu des douleurs au nez, au dos et à la mâchoire.

L’agresseure de 23 ans, sans antécédent judiciaire, devra revenir devant le tribunal le 12 juin pour recevoir sa peine.

Son avocat Me Christian Raymond a demandé la confection d’un rapport présentenciel. C’est Me Laurence Bélanger qui représente le ministère public dans cette affaire.