Jean-François Poisson

Action indécente: un rapport sexologique demandé dans le dossier de Poisson

Déjà condamné à la prison pour des gestes d’action indécente, Jean-François Poisson devra subir une évaluation sexologique.

Poisson, qui a reconnu en décembre 2018 de nouveaux gestes d’exhibitionnisme, était de retour au palais de justice de Sherbrooke pour les observations sur la peine dans son dossier

C’est en avril 2017 qu’il s’était masturbé dans les locaux de l’Office municipal d’habitation (OMH) sur la rue William-Ives.

Il avait été arrêté en juin dans cette affaire.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a ordonné que Poisson soit évalué par un sexologue avant d’imposer la peine.

Un rapport présentenciel a déjà été déposé dans ce dossier.

L’avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette et la procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier plaideront la peine le 8 avril prochain.

Antécédents

En novembre 2017, Jean-François Poisson avait reconnu des gestes d’actions indécentes pour lesquels il avait été condamné à cinq mois de prison.

Il avait reconnu s’être masturbé en public et pour s’être trouvé nu dans un endroit public.

Poisson avait été surpris dans l’entrée d’un immeuble de la rue Marquette à Sherbrooke alors qu’il se masturbait.

Relâché après s’être engagé à respecter certaines conditions, Poisson est retourné au centre-ville de Sherbrooke.

Une fois dans le boisé en bordure de la rivière Saint-François au bout de la rue Abénaquis, il s’est dévêtu.

Un père de famille qui se promenait avec son enfant dans le secteur de la place Nikitotek a aperçu Poisson dans son plus simple appareil.

Une probation de deux ans avec suivi notamment pour tout traitement en matière de problématique sexuelle avait été imposée à l’individu.

Suivi qu’il a effectué auprès de l’organisme CIVAS-Estrie.

Lors des observations sur la peine, Me Blanchette souhaite déposer le cheminement thérapeutique effectué par Poisson au cours des derniers mois.