Andréanne Robert est accusée de multiples chefs de nature sexuelle alors qu’elle se trouvait en position d’autorité.

Accusée de crimes sexuels : Andréanne Robert analyse la preuve

Ce ne sera pas avant la fin de l’été que l’enquête préliminaire de l’enseignante de l’école secondaire du Triolet Andréanne Robert sera fixée.

La femme de 44 ans fait face à seize accusations de nature sexuelle alors qu’elle était en position d’autorité.

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La défense en attente de nouvelles accusations pour l’enseignante Andréanne Robert

Gestes à caractère sexuel: l'enseignante du Triolet remise en liberté

Andréanne Robert était présente au palais de justice de Sherbrooke, lundi, pour le retour de son dossier devant la juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec.

« C’est un dossier assez délicat. L’analyse de la preuve se poursuit », a indiqué au tribunal l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux, qui représentait Me Patrick Fréchette.

Les accusations concernent des gestes allant de l’incitation à des contacts sexuels alors qu’elle était en position d’autorité au leurre informatique, entre mai et décembre 2017.

Les gestes reprochés auraient été commis sur cinq victimes alléguées.

Des accusations de production de pornographie juvénile ont aussi été déposées contre la femme de 44 ans relativement aux cinq mêmes victimes.

9 décembre 2017

Certaines accusations visent précisément des gestes posés le 9 décembre 2017.

Pour certains autres plaignants de moins de 18 ans, la période s’échelonne de juin à décembre 2017.

Les gestes de leurre couvrent aussi une période atteignant cinq mois, entre mai et octobre 2017.

En décembre 2017, la femme de 44 ans avait été accusée de leurre informatique et d’exploitation sexuelle de mineurs. 

L’enseignante de l’école secondaire du Triolet avait d’abord été arrêtée en décembre 2017 pour des gestes à caractère sexuel sur deux adolescents.

Suspendue

Andréanne Robert avait été suspendue de ses fonctions à la suite du dépôt des accusations criminelles sur des mineurs.

La peine de leurre informatique est passible d’une peine minimale d’une année de détention.

Andréanne Robert avait été remise en liberté sous de sévères conditions à la suite de son arrestation dans cette affaire.

Elle ne peut se trouver en présence de mineurs sans être accompagnée d’un adulte responsable. Il lui est interdit de posséder des armes ainsi qu’un téléphone cellulaire avec accès à Internet. Elle ne peut pas fréquenter d’endroit public où des jeunes de 16 ans et moins pourraient se baigner. Elle doit rester à au moins deux kilomètres des résidences des victimes. Il lui est également interdit de maintenir un emploi ou de faire du bénévolat où elle serait dans une position d’autorité. Elle ne peut pas accéder à Internet ou résider à un endroit possédant un signal sans-fil.

C’est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier a été remis au 5 septembre prochain pour fixer l’enquête préliminaire.