Accusé du meurtre au deuxième degré de Joël Mailhot à la Taverne Urbaine de Sherbrooke, Kevin Sanders change d’avocat.
Accusé du meurtre au deuxième degré de Joël Mailhot à la Taverne Urbaine de Sherbrooke, Kevin Sanders change d’avocat.

Accusé de meurtre, Kevin Sanders change d’avocat

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Accusé du meurtre au deuxième degré de Joël Mailhot à la Taverne Urbaine de Sherbrooke, Kevin Sanders change d’avocat.

À son retour devant le tribunal, mercredi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, Sanders a demandé à être représenté par Me Maxime Chevalier.

Le dossier a été reporté au 30 octobre prochain pour laisser le temps à son nouvel avocat d’analyser la preuve et de déterminer de l’opportunité de fixer une enquête sur remise en liberté.

Menotté, l’homme aux tatouages sur les bras et aux cheveux rasés regardait au sol lors de son audition.

Son père était présent dans la salle d’audience de même que des membres de la famille de la victime.

Les tragiques évènements sont survenus le 17 août dernier en fin de soirée au bar de la rue Alexandre.

La procureure aux poursuites Me Geneviève Crépeau a remis toute la preuve disponible au dossier à la défense dont les images des caméras de surveillance.

Kevin Sanders

Les caméras de surveillance de l’établissement permettent de constater que Sanders se trouvait au bar à quelques bancs de celui qui allait devenir la victime.

À un certain moment, Sanders se lève et assène un premier coup de poing avant de continuer à frapper la victime d’une quinzaine de coups de poing. Il poursuit son agression en donnant des coups de pied à la victime qui se trouve au sol.

Le Service de police de Sherbrooke avait été appelé à se rendre à la Taverne Urbaine de la rue Alexandre vers 23 h 30. Le suspect venait de quitter les lieux lorsque les policiers sont arrivés sur place. Ils ont alors constaté qu’un homme gisait inanimé au sol. Il avait reçu plusieurs coups au visage. Des manœuvres de réanimation ont été faites en attendant l’arrivée des ambulanciers paramédicaux.

Après quelques jours aux soins intensifs, la victime Joël Mailhot est décédée. 

L’accusation de voies de fait grave avait alors été modifiée pour un meurtre au deuxième degré. Cette grave accusation est passible de la prison à vie avec une possibilité de libération conditionnelle entre dix et vingt-cinq ans.