Blessing Dugbeh

Accusé d’avoir mis la vie en danger lors d’une agression sexuelle

Une accusation d’avoir mis la vie en danger d’une personne de moins de 16 ans lors d’une agression sexuelle a été portée contre Blessing Dugbeh à Sherbrooke.

Cette nouvelle accusation d’agression sexuelle grave s’est ajoutée à la suite de l’enquête préliminaire concernant les cinq accusations initialement portées contre lui. 

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Blessing Dugbeh a été accusé à la suite de la vague d’arrestations relativement à des agressions sexuelles en groupe commises à Sherbrooke à l’hiver 2017.

Après avoir entendu trois témoins lors de l’audience à huis clos qui s’est déroulée au palais de justice de Sherbrooke, lundi et mercredi, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a cité l’accusé à son procès.

Seul accusé majeur au moment des événements allégués, Blessing Dugbeh, 20 ans, devra subir son procès pour des accusations d’agression sexuelle grave, d’agression sexuelle en groupe sur une personne de moins de 16 ans, de contact sexuel sur une mineure, d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure ainsi que de menaces de mort de harcèlement entre février et avril 2018.

Au début mai, la juge Claire Desgens de la Cour du Québec avait déterminé que Dugbeh et un autre accusé devaient rester détenus pour la durée des procédures judiciaires.

Les accusés, dont plusieurs mineurs, avaient été arrêtés puis accusés en avril dernier dans cette affaire.

Dugbeh a renoncé, mercredi, au dépôt d’une requête pour être remis en liberté à la suite de son enquête préliminaire.

Un interdit de contact complet avec les plaignantes, les témoins potentiels et les autres accusés dans cette affaire avait été émis. La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf a tenu à rappeler à Blessing Dugbeh ces interdits de contact.

« Les interdictions de communiquer directement ou indirectement incluent les communications par personnes interposées. Cet interdit inclut aussi de leur faire des messages par personne interposée » a rappelé le juge Dunnigan.

L’avocat de la défense Me Guy Plourde a demandé que le dossier soit reporté au 12 octobre prochain.

Il déterminera à ce moment si l’option de procès devant juge et jury sera retenue pour le procès.