Un individu accusé d’avoir maltraité un bébé de huit mois.
Un individu accusé d’avoir maltraité un bébé de huit mois.

Accusé d’avoir maltraité un bébé de huit mois: la défense doit écouter la preuve vidéo

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un individu accusé d’avoir maltraité un bébé de huit mois devra se présenter devant le tribunal en octobre prochain.

Le nom de Randolf Boucher, qui doit répondre d’une accusation de voies de fait grave en blessant, mutilant ou défigurant, mettant ainsi la vie en danger entre le 1er et le 25 mars 2020 à Cookshire-Eaton, était de retour sur le rôle criminel, lundi, au palais de justice de Sherbrooke. 

C’est l’homme qui avait recueilli l’enfant avec sa conjointe comme famille d’accueil qui serait à l’origine de ces graves blessures.

Le bébé de huit mois a été soigné pour ses graves blessures vraisemblablement après avoir été victime de maltraitance physique par l’individu qui en avait la garde.

L’enfant a subi une fracture du crâne et à une jambe, et présentait de nombreuses ecchymoses.

L’enfant aurait été soigné une première fois pour des blessures à l’hiver 2020. C’est lors d’une deuxième visite à l’hôpital en mars 2020 qu’un signalement aurait été fait à la direction de la protection de la jeunesse de l’Estrie, puis que Boucher a été arrêté.

L’analyse des radiographies a confirmé que le bambin avait été victime de maltraitance.

Aucune accusation n’a été portée contre la conjointe de Boucher qui aurait fait une déclaration aux policiers dans cette affaire.

L’avocate de la défense Me Kim Dingman a expliqué, lundi au tribunal, qu’elle attendait que lui soient transmises les déclarations de son client ainsi que celles de sa conjointe avant de prendre position dans le dossier.

« Ce sont de graves accusations et je veux prendre connaissance de toute la preuve. Il y a huit heures d’interrogatoire », signale Me Dingman.

Camionneur qui revenait des États-Unis, Boucher a été libéré sous de sévères conditions après sa comparution en mars dernier. 

Remis en liberté, l’accusé ne peut entrer en contact avec sa conjointe ou tous les autres témoins dans cette affaire.

Il doit respecter un couvre-feu entre 21 h et 7 h, suivre une thérapie au Seuil de l’Estrie et ne pas entrer en contact avec des personnes de moins de 16 ans.

Me Isabelle Dorion représente le ministère public dans cette affaire.