Le meurtrier accusé d’agression sexuelle sur une voisine des Résidences Soleil Manoir du Musée à Sherbrooke souhaite analyser la preuve des gestes qui lui sont reprochés.
Le meurtrier accusé d’agression sexuelle sur une voisine des Résidences Soleil Manoir du Musée à Sherbrooke souhaite analyser la preuve des gestes qui lui sont reprochés.

Accusé d’agression sexuelle, un meurtrier demande du temps pour analyser la preuve

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le meurtrier accusé d’agression sexuelle sur une voisine des Résidences Soleil Manoir du Musée à Sherbrooke souhaite analyser la preuve des gestes qui lui sont reprochés.

Denis Paulet était présent en visioconférence, mercredi au palais de justice de Sherbrooke, à partir du pénitencier La Macaza où il purge une peine de prison à vie.

Paulet se trouvait en libération conditionnelle en novembre 2019 lorsqu’il aurait commis les graves gestes qui lui sont reprochés à Sherbrooke.

Les gestes d’agression sexuelle se sont ajoutés aux accusations de possession de pornographie juvénile et de voies de fait causant des lésions à l’endroit d’une femme présentant des problèmes cognitifs.

Lors d’une audition à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) à la suite de son arrestation, Paulet niait les faits qui lui sont reprochés.

Denis Paulet a passé 27 années derrière les barreaux pour un double meurtre avant d’être libéré sous conditions. Paulet avait contacté la maison de transition à laquelle il était rattaché après son expulsion du Manoir du Musée lorsque les soupçons ont été soulevés en novembre 2019 pour la présence d’ecchymoses sur la victime alléguée et une possible agression sexuelle.

Paulet a été capté par les caméras de surveillance de la résidence pour personnes âgées alors qu’il entrait et sortait dans le logement de la victime alléguée.

Ce sont ces images vidéos que Paulet souhaite entre autres consulter.

Son avocate Me Jessyca Duval de l’aide juridique a mentionné au tribunal, mercredi, qu’elle souhaitait se rendre au pénitencier pour rencontrer son client et lui présenter la preuve au soutien des accusations.

Remise du dossier

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a accordé une remise du dossier jusqu’au 18 novembre prochain.

Devant la CLCC, l’équipe de gestion de cas de Denis Paulet avait mentionné qu’elle était d’avis que la location d’un appartement dans une résidence pour personnes âgées était la meilleure option pour qu’il puisse poursuivre son cheminement.

Lors de la perquisition à son logement du Manoir du Musée, le Service de police de Sherbrooke a saisi des éléments de pornographie juvénile de même « qu’une quantité non négligeable » de pornographie régulière. 

Denis Paulet a été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour le meurtre d’une mère et sa fille d’origine arménienne à Brossard en 1992.

Lors de sa dernière évaluation psychiatrique en 2017, Paulet avait été décrit comme un individu avec une structure psychotique, qui peut décompenser et mener à des pertes de contact avec la réalité et, dans le cas du délit, de contrôle des pulsions. Le risque de récidive était considéré comme faible dans la mesure où il pouvait rester encadré.