Le parc Édouard-Boudreau a été le théâtre des gestes dont Daniel Pruneau est accusé.

Accusé d'action indécente : Daniel Pruneau en évaluation psychiatrique

Daniel Pruneau, qui aurait fait des gestes pouvant laisser croire qu'il se masturbait devant au moins un enfant dans un parc de l'Est de Sherbrooke, sera évalué en psychiatrie judiciaire.
L'individu de 42 ans est accusé d'avoir volontairement commis une action indécente dans un endroit public ainsi que de harcèlement criminel envers un mineur.
« Je connais bien l'accusé. Il possède un passé médical qu'il serait pertinent d'évaluer », a souligné Me Benoît Gagnon de l'aide juridique lors du retour de Pruneau devant le tribunal, jeudi.
Daniel Pruneau reviendra au tribunal le 12 juillet prochain pour le retour de l'évaluation sur l'aptitude à comparaître.
Pruneau aurait commis ces gestes indécents à travers la clôture en regardant les enfants qui jouaient au parc Édouard-Boudreau de la 10e avenue Sud entre les rues King Est et du Conseil vers 20 h 30, mardi soir dernier.
Des adultes témoins de la scène sont intervenus pour mettre fin aux gestes vraisemblablement commis par Pruneau.
Connu des services policiers en d'autres matières, Pruneau aurait aussi brisé des conditions de probation.
La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté s'objecte à sa remise en liberté.

21 mois de prison pour un voleur impénitent

« Avec vous, ce n'est plus un risque de récidive dont on parle, mais d'une certitude ».
La juge Claire Desgens de la Cour du Québec n'a pas fait dans la dentelle en imposant une énième peine de détention pour des vols à l'étalage à Jacques Langlais.
Cumulant les peines pour des vols depuis plus de 30 ans, Langlais a été condamné, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, à purger une peine de 21 mois de prison.
Langlais a reconnu d'importants vols commis à la pharmacie Jean-Coutu de la rue Queen dans l'arrondissement de Lennoxville et au magasin Canadian Tire du Plateau Saint-Joseph.
Le 15 mai dernier, il avait volé plus de 1900 $ de produits cosmétiques alors que le 8 mai, il avait volé divers outils pour un montant avoisinant aussi les 1900 $.
« Je suis déçue que les outils que vous avez acquis en thérapie ne vous aient pas permis de résister à commettre ces vols (...) Les produits que vous avez volés sont des produits de luxe qui avaient été commandés par d'autres », a souligné la juge Desgens en soulignant que la gravité objective des crimes était très grande.
Lorsqu'il a commis le vol au Canadian Tire, Langlais faisait l'objet d'une interdiction de se présenter à cet endroit.
Le voleur multirécidiviste venait tout juste de compléter une thérapie de six mois lorsqu'il a commis de nouveaux vols.
« Je vous avais fait confiance en vous remettant en liberté pour suivre cette thérapie en dépit de vos antécédents de vol et de violation d'engagements. J'ai cru en vos capacités à vous prendre en main jusqu'en mai dernier », a indiqué la juge à Langlais.
Jacques Langlais cumule les condamnations pour vol depuis 1986. Son dossier criminel comporte 127 pages.
Dans la peine imposée, la juge Desgens a tenu compte des deux vols commis aux commerces Éconosports et Atmosphère en septembre 2016.
À l'expiration de la peine de prison, Jacques Langlais sera soumis aux conditions d'une probation de trois ans, dont deux ans où il fera l'objet d'un suivi.