Un jeune homme de 19 ans de Sherbrooke pourra bénéficier d’une absolution conditionnelle après avoir partagé des images intimes de son ancienne partenaire sexuelle sans son consentement.

Absolution conditionnelle pour un jeune Sherbrookois

Un jeune homme de 19 ans de Sherbrooke pourra bénéficier d’une absolution conditionnelle après avoir partagé des images intimes de son ancienne partenaire sexuelle sans son consentement.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a déterminé qu’il était dans l’intérêt réel de l’accusé sans nuire à l’intérêt public de ne pas lui imposer de dossier criminel.

Une probation de deux ans a cependant été imposée au jeune homme. Il devra effectuer 150 heures de travaux communautaires.

L’accusé sans histoire et sans antécédent judiciaire a appris à ses dépens que la loi interdit de capter et de partager des images de sa partenaire sexuelle sans son consentement.

Il avait plaidé coupable en janvier d’avoir distribué des images intimes sans consentement et de voyeurisme entre le 6 juin et le 23 juillet 2018.

La victime avait 17 ans lors des gestes et l’accusé avait 18 ans. Les relations sexuelles étaient consensuelles, mais l’accusé n’avait pas demandé à la victime l’autorisation de la filmer et il l’a fait sans son consentement.

L’accusé n’est pas nommé dans cette affaire pour ne pas identifier la victime.

Après la séparation du couple, la plaignante a été informée que son ex-conjoint avait enregistré certaines images intimes.

C’est une amie de l’accusé qui a informé la victime que des images d’elle, prises avec son ex-conjoint lors d’une relation sexuelle, avaient été diffusées sur le réseau social Snapchat.

Une vingtaine de personnes ont visionné la séquence vidéo et certains ont reconnu la plaignante de 17 ans.

L’un d’eux a enregistré une séquence vidéo qui a servi de preuve.

La preuve mentionne que trois séquences des ébats sexuels ont été envoyées. Une séquence de huit secondes d’une relation sexuelle est particulièrement problématique.

L’accusé dans cette affaire a présenté ses excuses à la victime dès la plainte de cette dernière, mais aussi devant le tribunal.

La victime a indiqué avoir été humiliée et inquiétée par la portée possible des gestes. Elle a gardé une peur de l’impact que ces images pourraient avoir sur sa vie.

Me Jean-Guillaume Blanchette défendait l’accusé, alors que Me Joanny Saint-Pierre représentait le ministère public.