Un homme de 37 ans de Sherbrooke, qui a reconnu avoir volé 800 $ à une dame en perte d’autonomie, pourra profiter d’une absolution conditionnelle.

Absolution conditionnelle en raison de sa situation familiale

Un homme de 37 ans de Sherbrooke, qui a reconnu avoir volé 800 $ à une dame en perte d’autonomie, pourra profiter d’une absolution conditionnelle.

L’homme qui est le soutien d’une famille de sept enfants pourra ainsi conserver sa liberté afin de garder son travail.

« Considérant l’impact des procédures judiciaires et vos remords sincères, il est dans l’intérêt de la société que vous puissiez continuer d’assurer la subsistance de vos enfants et que vous demeuriez un actif pour la société. Votre intérêt rejoint celui de la société pour une absolution », a déterminé le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge lui a imposé la condition d’effectuer 50 heures de travaux bénévoles dans le cadre d’une probation de quatre mois.

Cet auxiliaire en aide à domicile s’est rendu chez une cliente pour l’aider dans une résidence pour personnes âgées en juillet 2018.

L’accusé s’est rendu une première fois chez la femme de 77 ans où ils ont partagé un repas.

Il est retourné quelques jours plus tard en juillet 2018.

La femme lui a alors remis sa carte bancaire et son numéro d’identification personnel pour qu’il aille chercher de la nourriture.

Il s’est rendu au guichet bancaire où il a fait deux retraits de 400 $.

Se sentant mal de la situation, la septuagénaire avait déjà confié son malaise à un employé de sa banque.

La situation a été soumise à la Régie de police Memphrémagog. Les policiers ont procédé à l’arrestation de l’individu qui a avoué ses crimes et qui a présenté ses excuses.

« J’avais des retards de loyer. Je ne pouvais plus payer mes médicaments et j’avais des dettes envers mon garagiste. J’étais sur le bord de la faillite. J’avais beaucoup de pression sur les bras », a expliqué l’accusé qui avait aussi de la difficulté à payer sa pension alimentaire.

L’homme a été congédié de son emploi.

« J’ai dit que j’avais fait la pire gaffe. Je m’en veux pour la dame. J’ai trahi sa confiance. J’ai honte », avait affirmé l’accusé lors des observations sur la peine qui se sont déroulées en janvier.

Son avocat Me Jean-Guillaume Blanchette avait demandé que son client puisse bénéficier d’une absolution inconditionnelle afin qu’il puisse garder le nouvel emploi qu’il vient se trouver.

Me Blanchette avait demandé de tenir compte de la situation « très particulière » de l’accusé.