Visiblement hors de son état normal, un individu de 43 ans de Sherbrooke a reconnu s’être introduit de nuit au théâtre Granada pour y jouer du piano.

Absolution conditionnelle après une introduction au Granada... pour jouer du piano

Visiblement hors de son état normal, un individu de 43 ans de Sherbrooke a reconnu s’être introduit de nuit au théâtre Granada pour y jouer du piano.

Avant de quitter les lieux le 25 septembre dernier, l’individu a volé un pot dans lequel environ 15 $ à 20 $ de pourboires étaient accumulés.

L’homme sans antécédent judiciaire a reconnu cette introduction par effraction au 53 Wellington Nord, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec lui a permis de bénéficier d’une absolution conditionnelle.

L’accusé devra cependant effectuer 100 heures de travaux communautaires.

Son avocate Me Stéphanie Marcoux a plaidé que cette absolution, qui fait en sorte que l’accusé n’aura pas de casier judiciaire, lui permettra de conserver son emploi.

« Il voulait simplement jouer du piano à l’intérieur. Il sait où sont les caméras de surveillance. Il s’explique mal son geste. Mon client a beaucoup de remords. La judiciarisation a eu un effet dissuasif », a expliqué Me Marcoux au tribunal.

L’accusé, qui avait déjà travaillé au théâtre Granada, a réussi à pénétrer dans la salle de spectacle avec son code d’accès qui était toujours valide.

Il était resté quelques minutes sur les lieux. Il n’a commis aucun méfait outre celui de partir avec le pot de monnaie.

C’est en visionnant les caméras de surveillance de Granada qu’il a été possible de procéder à l’arrestation de l’homme de 43 ans.

L’accusé était dans un état dépressif lorsque les gestes ont été commis.

« Je n’étais pas dans mon état naturel », a affirmé l’accusé en s’adressant au juge Vanchestein.

Ce dernier a conclu qu’il était dans l’intérêt de l’accusé sans nuire à l’intérêt public d’accorder une absolution.

« Je ne pense pas que ça mérite un stigmate aussi fort », a expliqué le juge Vanchestein.

C’est Me Geneviève Crépeau qui représentait le ministère public dans cette affaire.