Sébastien Perron passera les 45 prochaines fins de semaine derrière les barreaux après avoir reconnu des gestes inappropriés à l’endroit d’une adolescente dont il était amoureux.

À 36 ans, il était amoureux d’une adolescente

Un homme de 36 ans qui tombe amoureux d’une adolescente de 12 ans, voilà ce qui a mené Sébastien Perron à commettre le geste criminel d’attouchement sexuel sur une mineure.

C’est lors d’un massage thérapeutique qu’il faisait à la victime que Perron a touché l’adolescente aux fesses en relevant son maillot de bain.

« C’est le seul geste à caractère sexuel qu’on peut lui reprocher. Il n’y a jamais eu d’autres comportements inadéquats. Il est tombé en amour avec la jeune fille. Lorsqu’il a déclaré son amour, ça mis un terme à la relation », explique l’avocat de la défense, Me Patrick Fréchette.

Personne d’autre dans l’entourage n’a remarqué de gestes inappropriés avec d’autres jeunes filles en bas âge qu’il a côtoyées.

« Il reconnaît le caractère immoral et le geste reproché. Il a mentionné aux parents être amoureux de la jeune fille. Il avait mentionné être disposé à l’attendre jusqu’à ses 18 ans pour en faire une relation morale. Il y a une bonne différence d’âge entre les deux. Il a toujours considéré que c’était immoral d’entreprendre une relation maintenant et qu’il souhaitait l’attendre. C’est une relation qui ne pouvait pas exister. Mais l’occasion fait le larron. Lors d’un massage thérapeutique, il admet avoir posé un geste d’une gravité relativement limitée. », signale Me Fréchette.

Devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke, Sébastien Perron a reconnu des gestes à caractère sexuel sur l’adolescente.

La peine de prison minimale de 90 jours à purger les fins de semaine a été imposée à Sébastien Perron.

Résigné, l’individu maintenant âgé de 37 ans s’est adressé au tribunal pour s’excuser de son comportement.

« Je veux m’excuser des torts et du stress que j’ai causés à l’adolescente et à sa famille », a indiqué Perron.

La victime avait 11 ans lorsqu’ils se sont rencontrés dans le cadre d’une activité sportive. Perron est devenu proche de la victime.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme a expliqué au tribunal qu’il y avait une relation particulière entre Perron et l’adolescente. Des personnes, témoins de cette relation,  ont posé des questions.

Les conversations entre les deux ont été scrutées par les policiers, mais rien n’a permis de confirmer hors de tout doute raisonnable des accusations de leurre informatique.

Malaise

À l’été 2017, l’adolescente a exprimé qu’elle était mal à l’aise dans cette relation.

Me Fréchette signale qu’aucune autre preuve ne laisse croire que Sébastien Perron avait un caractère sexuel déviant.

« Il a toujours collaboré avec les autorités. Dans l’histoire nord-américaine, il a existé, il existe et il existera toujours des couples avec cette différence d’âge. Des exemples de couples avec des différences d’âge de plus de 20 ans existent. Dans ce cas-ci, l’âge de la plaignante ne permettait pas de gestes de cette nature et mon client l’a reconnu », signale Me Fréchette.

La victime a déposé une lettre  intitulée « mes pensées » au tribunal pour exposer la situation que Perron a reconnue. Elle y exprime la trahison qu’elle a ressentie et la vigilance qu’elle a maintenant. Aucune vengeance n’y est exprimée.

Une interdiction de contact avec la victime et sa famille a été imposée. Perron ne pourra se trouver à moins de 250 mètres du lieu de résidence de la victime. Une probation avec une année de suivi a été imposée.

Perron sera inscrit au Registre des délinquants sexuels pour dix ans.