Bruno Boisvert-Dallaire

90 jours de prison pour de la rage au volant

Un individu de Sherbrooke devra purger 90 jours de prison les fins de semaine pour une affaire de rage au volant.

Bruno Boisvert-Dallaire a plaidé coupable, lundi, aux accusations portées en marge de cette affaire de mars 2018 devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Après une manœuvre qui a déplu à Bruno Boisvert-Dallaire sur la route, ce dernier a collé le véhicule du plaignant. Il l’a dépassé et s’est placé devant lui pour bloquer le chemin.

« Bruno Boisvert-Dallaire a frappé à coups de poing dans la fenêtre. Le plaignant a pu repartir. Cependant, Bruno Boisvert-Dallaire l’a rattrapé à une intersection. Il est sorti une deuxième fois de son véhicule. Il a donné des coups de poing en essayant d’ouvrir la porte du côté conducteur. L’un des coups de poing a fracassé la fenêtre », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier.

Bruno Boisvert-Dallaire ne connaissait pas le conducteur de l’autre véhicule avant de s’en prendre à lui.

« J’étais fâché en prenant la route. C’est un incident sur le chemin qui m’a fait déborder. Il n’aurait pas dû avoir lieu. Je m’imagine un peu ce qu’il a pu ressentir », signale Boisvert-Dallaire.

C’est du sang trouvé sur la portière du véhicule de la victime qui a permis de remonter jusqu’à Bruno Boisvert-Dallaire. Un prélèvement d’ADN effectué dans un autre dossier a permis de le relier à l’épisode de rage au volant à la suite d’une analyse faite au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.

Il se trouvait en probation lors des gestes.

Bruno Boisvert-Dallaire possède des antécédents judiciaires

« C’est un cas de rage au volant où les deux conducteurs ne se connaissaient pas », explique Me Cloutier.

Une probation de deux avec suivi d’une année a été imposée à Bruno Dallaire-Boisvert.

Il devra faire un suivi pour son impulsivité et sa violence.

Boisvert-Dallaire devra aussi verser 250 $ à la victime pour rembourser la fenêtre.

« Mon client a été un actif pendant plusieurs années. Il a fait des gestes de violence et de consommation de stupéfiants. Il a vécu une situation familiale difficile. Il a aussi perdu son emploi. Maintenant, il s’est repris en main. Il ne consomme plus », a expliqué l’avocate de la défense Me Karine Poliquin.

+ DEUX FRAUDEUSES SOUS LES VERROUS

Deux femmes de la région de Toronto se retrouvent sous les verrous après avoir tenté d’acquérir un véhicule de luxe de façon frauduleuse chez le concessionnaire H Grégoire de Magog.

Gimena Laura Ayala de Barrie en Ontario et Shania Tonya Randall de Brampton ont été accusées, lundi au palais de justice de Sherbrooke, d’une fraude de plus de 5000 $ à l’endroit du concessionnaire automobile.

Les deux femmes de 21 ans ont présenté de faux papiers d’identité au moment de compléter la transaction pour acquérir le véhicule, le 22 novembre dernier.

En plus du complot pour fraude, elles ont aussi été accusées de supposition de personne, d’utilisation de faux documents, de possession de faux papiers d’identité, de possession de faux permis de conduire, de fausse carte d’assurance maladie ainsi que de faux certificats de naissance.

Shania Tonya Randall a aussi été accusée d’entrave au travail des policiers. Les deux femmes se sont présentées en soirée, vendredi, au concessionnaire de la rue Sherbrooke à Magog, pour tenter d’acquérir un véhicule luxueux. C’est en faisant les vérifications d’usage qu’une plainte a été portée à la Régie de police Memphrémagog.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Samuel Bouchard s’est objecté à la remise en liberté des deux accusées. 

C’est Me Karine Poliquin qui représentait les deux accusées lors de leur comparution. L’enquête sur remise en liberté a été fixée à mardi. 

L’enquête se poursuit dans cette affaire.