Jean-François Labrie

67 500 $ réclamés au révérend Labrie

Le Collège des médecins réclame que le révérend Jean-François Labrie paie 67 500 $ d’amende, lui qui a été reconnu coupable en août dernier de neuf chefs d’accusation pour pratique illégale de la médecine. Les deux parties étaient de retour en cour vendredi et ont présenté leurs plaidoiries au palais de justice de Sherbrooke devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

De son côté, le Collège des médecins réclame une amende de 7500 $ par chef, soit 67 500 $ au total. De l’autre côté, l’avocat du révérend Labrie réclame la peine minimale, soit 1500 $ par chef. L’avocat de la défense souhaite également que le révérend Labrie dispose de deux ans pour payer. Soulignons que les amendes sont le seul type de peine prévue pour ce type d’accusations.

Le juge Érick Vanchestein rendra sa décision le 15 novembre prochain.

Les deux parties ont passé un long moment à expliquer au juge pourquoi les amendes qu’ils réclament sont si différentes.

« L’amende maximale qu’on aurait pu demander, c’est 20 000 $ par chef. La facture aurait été beaucoup plus grande. On a fait un travail d’analyse de l’ensemble des faits, des facteurs atténuants et des facteurs aggravants et on est arrivé à quelque chose qu’on considère comme raisonnable », a expliqué Me Joanie Poirier l’avocate du Collège des médecins.

Rappelons que le juge Érick Vanchestein a rendu en août un long verdict expliquant ce qui l’amenait à déclarer M. Labrie coupable d’avoir diagnostiqué des maladies sur des personnes et d’avoir déterminé des traitements médicaux. Le juge de la Cour du Québec a cependant acquitté le guérisseur de ses accusations d’avoir prétendu être autorisé à exercer la médecine et a demandé l’arrêt des procédures des chefs de prescription de traitements, qui selon le Tribunal, apportaient une certaine redondance avec les chefs dont il a été reconnu coupable.



Guapacha coupable d’agression sexuelle causant des lésions

Angel-Emiro Guapacha a été reconnu coupable d’agression sexuelle causant des lésions vendredi par la juge Claire Desgens.

L’individu s’était présenté dans un bar de Sherbrooke le 19 janvier 2017. Il avait bu beaucoup d’alcool avec une serveuse avant de l’agresser pendant une partie de la nuit.

Des vidéos montraient clairement les gestes posés avaient été déposées en preuve. Angel-Emiro Guapacha avait cependant demandé un arrêt des procédures dans son dossier pour agression sexuelle causant des lésions en janvier 2017. Il soutenait que d’autres images, qui auraient pu démontrer qu’il avait été drogué à son insu, avaient été détruites. L’homme demeurera détenu jusqu’à son retour en cour le 3 décembre pour connaître sa sentence.