Youri Blais-Skorvaga a été condamné à 60 jours de prison pour avoir brisé ses conditions de détention dans la collectivité.

60 jours de prison imposés

Pas facile de rester à la maison quand le tribunal nous impose d’y être 24 heures par jour dans le cadre d’une peine de détention dans la collectivité.

Contraint de respecter cette condition de rester à domicile pendant les neuf premiers mois de sa peine de détention à domicile de 18 mois, Youri Blais-Skorvaga aura mis moins de six mois avant de briser l’engagement qu’il avait pris devant le tribunal.
Ce bris d’ordonnance de sursis le privera de sa liberté pour les 60 prochains jours.
Youri Blais-Skorvaga a plaidé coupable, mardi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.
La peine de prison lui a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et de l’avocat de la défense Me Christian Raymond.
Ce manquement à son ordonnance de détention dans la collectivité s’est déroulé après une dispute avec sa mère.
Il s’est alors évadé de chez lui le 20 septembre dernier.
« Il avait entrepris ses travaux communautaires et suivait un programme d’employabilité. Il respectait toutes ses conditions jusqu’à ce moment-là » a plaidé Me Raymond.
Parti en cavale pendant une dizaine de jours, Blais-Skorvaga a été rattrapé par les autorités samedi dernier, le 30 septembre.
Le Service de police de Sherbrooke l’a intercepté au volant d’un véhicule dans le secteur de la rue Falaise samedi soir dernier vers 21 h 10.
« Des mandats d’arrestation avaient été lancés contre lui. Il avait déjà manqué des appels dans le cadre de son sursis et lorsqu’il s’est disputé avec sa mère, il a quitté le domicile où il devait rester », a expliqué au tribunal son avocat.
Lorsqu’il a été interpellé par les policiers, il a résisté à son arrestation.
« Il s’est identifié sous un faux nom. Les policiers ont fait les vérifications et se sont rendu compte qu’il s’agissait de mon client », a ajouté Me Raymond.
Pour cette entrave au travail des policiers, l’accusé a été condamné à une amende de 300 $.
Antécédents
À sa sortie de prison, Skorvaga devra finir sa peine de détention dans la collectivité pour laquelle il avait été condamné dans une affaire de fraude.
En avril dernier, il avait plaidé coupable à une fraude de moins de 5000 $ à l’endroit d’une personne âgée de son entourage, des méfaits, des voies de fait simple, la possession simple de cannabis et des bris de conditions.
Il a reconnu qu’il effectuait des commissions pour elle, mais en profitait pour garder des sommes sans le consentement de la victime en effectuant des retraits plus importants que ce qui lui était autorisé. Les gestes qu’il a reconnus sont survenus entre janvier 2014 et juillet 2016.
Une peine de 18 mois de détention dans la collectivité où il était assigné 24 heures par jour à son domicile pour les neuf premiers mois et respecter un couvre-feu par la suite avait été imposée.
Ce n’est pas la première fois que l’accusé fait faux-bond à la justice. À l’automne 2016 puis en 2017, il avait quitté le centre de thérapie où il devait résider.