Vingt-six nouvelles accusations dont plusieurs concernant des plaignantes mineures ont été déposées contre William Girard d’East Angus.

26 autres accusations contre William Girard

Vingt-six nouvelles accusations dont plusieurs concernant des plaignantes mineures ont été déposées contre William Girard d’East Angus.

Déjà accusé de 79 accusations pour des affaires de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile, l’homme de 19 ans doit maintenant répondre de 105 accusations.

Détenu depuis la mi-mars, Girard a renoncé à son enquête sur remise en liberté qui devait se dérouler, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

« J’ai appris qu’une garantie importante s’est désistée. Mon client est déçu de la situation », a signalé au tribunal l’avocat de la défense, Me Christian Raymond.

Girard a comparu devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec pour répondre à de nouvelles accusations.

Plusieurs d’entre elles dont des leurres informatiques concernent cinq nouvelles plaignantes mineures à Sherbrooke, East Angus et Windsor. L’une d’entre elles aurait subi des gestes d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, des contacts sexuels, d’extorsion et aurait été exposée à du matériel sexuellement explicite pour faciliter la commission d’une infraction sexuelle.

William Girard est aussi accusé de possession, de distribution et de possession de pornographie juvénile de même que de harcèlement.

Une accusation d’avoir publié des images intimes de filles inconnues sans leur consentement a aussi été déposée.

Derrière les barreaux

L’accusé de 19 ans se retrouve derrière les barreaux depuis le 13 mars. La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre s’est opposée à sa remise en liberté.

Les premières accusations concernaient une vingtaine de victimes adolescentes de l’Estrie, à Sherbrooke, East Angus, Magog, de la Mauricie, de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent.

Les gestes auraient été commis entre avril 2018 et février 2019 sur 21 victimes alléguées.

Ces accusations concernaient du leurre informatique, de l’extorsion, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite dans le but de faciliter la perpétration de gestes sexuels, d’avoir accédé, possédé, distribué et produit de la pornographie juvénile, d’avoir conseillé de transmettre de la pornographie juvénile, de harcèlement et de supposition de personne.

Plusieurs de ces accusations comportent des peines minimales d’une année de prison.

Ce sont les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants de la Sûreté du Québec qui avaient procédé à la perquisition à son domicile d’East Angus.

Lors de la perquisition, les policiers ont saisi du matériel informatique qui demeure sous analyse.

William Girard reviendra devant le tribunal à la fin du mois de juin.