Israël Breton devra effectuer 240 heures de travaux communautaires dans le cadre d’une probation.

240 heures de travail pour vols et fraudes

Israël Breton qui a reconnu deux vols envers son ancien employeur, des fraudes et d’avoir fracassé l’écran d’un guichet automatique devra effectuer 240 heures de travaux communautaires.

« Je veux vous encourager à ne pas revenir à la Cour », a signalé le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec en imposant une probation de trois ans à l’accusé, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

En mai 2017, Israël Breton a plaidé coupable à deux introductions par effraction au restaurant l’Overflow de la rue King Ouest à Sherbrooke en juin et juillet 2016.

Le 24 juin 2016, Breton est entré chez son ancien employeur et a pris la direction du bureau. Sur les caméras de surveillance, on le voit se diriger vers le bureau de l’établissement où est gardé l’argent et le prendre sans hésiter.

Une fois dans le bureau, il s’est emparé des recettes totalisant 1943 $.

Deux semaines plus tard, Breton est retourné au même endroit. Cette fois, il a pris soin de mettre hors fonction le système de surveillance en sectionnant les fils, ce qui a causé des dommages de 300 $.

Il a par la suite volé pour environ 800 $ de bouteilles d’alcool, le 8 juillet.

Avant de commettre ces vols à son employeur, Breton a été impliqué dans une affaire de fraude et de méfait à la Banque Nationale.

Dans la semaine du 22 au 27 mai 2016, Israël Breton a tenté de frauder cette banque.

Il s’est ouvert un compte de banque où il a déposé des enveloppes vides à trois reprises en indiquant faire des dépôts totalisant 2500 $.

Il a tenté de retirer à deux reprises des montants de 100 $. C’est en voyant que la banque gelait son compte que Breton a commis les méfaits.

Israël Breton a alors frappé à coups de poing dans le guichet automatique pour fracasser la vitre de l’écran causant des dommages de 1350 $.

Délais

Son avocat Me Jean-Guillaume Blanchette a demandé la confection d’un rapport présentenciel et un complément a aussi été effectué. De là les délais de plus de dix mois entre le plaidoyer de culpabilité et la peine qui a été imposée.

Depuis les événements, Israël Breton s’est mobilisé à travers un travail et tente d’avoir une vie plus stable. Il provient d’un milieu familial difficile et le risque de récidive est considéré comme élevé.

Au lieu de lui imposer les quatre mois de prison plaidés par la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté, le juge l’a encadré de sévères conditions pendant trois ans. Il sera suivi par un agent de probation pendant deux ans et il devra se soumettre à ses recommandations.

« Respecter des conditions est plus difficile à respecter qu’une peine de prison. Je vous invite à poursuivre votre reprise en main », a mentionné le juge Vanchestein.