William Déry a été condamné à 23 mois de prison pour des gestes de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile.

23 mois de prison pour William Déry

William Déry a été condamné à 23 mois de prison pour des gestes de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile.
La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec a imposé la peine, vendredi, à cet individu de Sherbrooke qui a commis ces gestes dans un contexte où il passait presque sa vie entière derrière son écran d'ordinateur.
La juge a déduit la détention provisoire équivalente à 10 mois ce qui fait en sorte que l'individu passera encore 13 mois derrière les barreaux.
En septembre 2016, William Déry a plaidé coupable à des gestes de leurre informatique d'enfant, de possession de pornographie juvénile et d'incitation à des contacts sexuels.
L'homme de 18 ans avait approché trois jeunes filles de 11 à 13 ans par un site de clavardage sur Internet.
Si les conversations initiales étaient anodines, elles ont pris une tournure sexuelle au fil du temps.
Déry a envoyé des photos à connotation sexuelle et a demandé aux jeunes victimes alléguées de lui en envoyer. Des photos correspondant à la pornographie juvénile ont été trouvées dans son ordinateur.
Lors de son interrogatoire, Déry s'était décrit comme un manipulateur et avait mentionné aux policiers que la pédophilie demeure légale dans certains pays.
Déry a entrepris un cheminement qu'il devra poursuivre dans le cadre de la probation qui lui sera imposée à sa sortie de prison. Il devra notamment suivre une thérapie pour sa déviance sexuelle, mais également pour parfaire ses habiletés sociales.
Une série de conditions pour limiter les contacts avec des mineurs au minimum ont été imposées. Son nom sera aussi
inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels.
C'est Me Kim Dingman qui représentait l'accusé, alors que Me Marie-Ève Lanthier représentait le ministère public dans cette affaire.