Sébastien Poulin sera encadré de sévères conditions pour la peine de détention dans la collectivité qui lui a été imposée.

20 mois de prison pour possession de GHB

Impliqué dans une affaire de production et de possession de GHB, appelée drogue du viol, Sébastien Poulin de Sherbrooke a été condamné à une peine de détention à purger dans la collectivité.
Poulin avait été arrêté en compagnie de Philippe Gauthier à la suite d'une perquisition qui s'était déroulée à leurs domiciles à Sherbrooke en juin 2012 ainsi que dans la roulotte de production située dans un champ du chemin Sawyerville à Cookshire-Eaton.
Poulin a reconnu la possession de GHB et d'un précurseur, soit le GBL.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a entériné la suggestion commune des avocats Me Jean Leblanc et Me Laurence Bélanger qui représentaient, mercredi, les avocats au dossier Me Mélissa Gilbert en défense et Me Andy Drouin du ministère public.
Le juge a imposé à Poulin une peine de 20 mois de détention à purger dans la collectivité.
Les dix premiers mois devront être purgés à temps complet, alors que pour le reste de la peine, il devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h
« Votre peine reste une peine d'emprisonnement », a rappelé le juge Chapdelaine à l'intention de Poulin.
Une interdiction à vie de posséder des armes a été imposée à l'accusé.
Sébastien Poulin ne pourra communiquer avec Philippe Gauthier, le coaccusé dans cette affaire.
Le dossier de Gauthier doit revenir devant le tribunal le 5 septembre prochain pour une requête en arrêt des procédures.
Les enquêteurs de l'Escouade régionale mixte drogue avaient utilisé plusieurs techniques pour accumuler la preuve contre les deux accusés.
Lors de la perquisition du 7 juin 2012 à la roulotte, la production avait cessé.
Lors de l'enquête préliminaire, une spécialiste en laboratoires clandestins, analyse des drogues, composition des drogues, fabrication des drogues et démantèlement de laboratoires de Santé Canada avait estimé la production effectuée à Cookshire-Eaton. Selon ses données, les produits corrosifs, combustibles, inflammables et toxiques trouvés permettaient de produire de 750 à 2250 doses de GHB et la production aurait pu atteindre 17,2 kilos de GHB, soit entre 5200 et 15 600 doses.
Dans l'acte d'accusation, il est précisé que les activités illégales se seraient déroulées entre mars et juin 2012.